La CoCof vendra l'immeuble abritant le CIVA - C'est une fausse économie car on vend pour lancer une programme récurrent, dit D. Gosuin

16/11/13 à 17:10 - Mise à jour à 17:10

Source: Le Vif

(Belga) La vente par la CoCof du complexe abritant le Centre International pour la Ville et l'Architecture décidée par les ministres bruxellois francophones aux commandes de la Commission Communautaire française est une opération qui permet à l'équipe en place de franchir le cap des prochaines élections. Elle engendrera cependant un report de charges in fine plus lourdes à supporter, a affirmé samedi après-midi le chef de file des FDF en Région bruxelloise Didier Gosuin.

Pour maintenir l'équilibre budgétaire tout en finançant le plan de formation "Garantie Jeunes" et en lançant des initiatives pour les personnes de handicapées de grande dépendance, les ministres bruxellois francophones ont décidé de vendre l'immeuble abritant le CIVA à la Société d'Acquisition Foncière, le bras articulé de la Région pour les opérations immobilières. L'information a été confirmée par le cabinet du ministre-président de la CoCof Christos Doulkeridis (Ecolo) et par le secrétaire d'Etat Rachid Madrane (PS) en charge de la Culture à la CoCof et de l'Urbanisme à la Région. Selon ce dernier, l'opération ne vise pas seulement à dégager des marges pour financer d'indispensables initiatives en matière de formation professionnelle. Elle permet aussi de ramener à terme sous le giron régional, un outil qui est plus proche du core business de la Région en terme de promotion de son image. "Ce truc utilisé pour lancer le plan "Garantie jeune" constitue une fausse économie car on reporte de deux ans un coût récurrent pour la CoCof. Cela permettra à l'Olivier de tenir jusqu'aux élections et puis ce sera 'après nous les mouches'", a répliqué samedi après-midi Didier Gosuin. Pour le chef de file des FDF, cet "archétype de la débudgétisation via "un leasing immobilier" ne fera qu'aggraver les problèmes "sauf à nous dire qu'il n'y aura plus de chômeurs en Région bruxelloise d'ici deux ans". Pour le surplus, Didier Gosuin juge que ce procédé privera le parlement et la Cour des Comptes de toute clarté sur la location des locaux au CIVA par la SAF. (Belga)

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