L'Iran acceptera des visites surprises de ses sites nucléaires

16/10/13 à 09:56 - Mise à jour à 09:56

Source: Le Vif

(Belga) L'application du protocole additionnel par l'Iran prévoyant des inspections surprises de ses sites nucléaires est prévue dans l'étape finale de son plan présenté à Genève, a affirmé mercredi le chef des négociateurs nucléaires iraniens, Abbas Araghchi, rectifiant une précédente déclaration.

Ces propos ont été tenus à Genève où s'achève mercredi la deuxième journée de négociations sur le programme nucléaire iranien controversé, constituant un test de la crédibilité du changement proclamé par la nouvelle présidence iranienne. "Ces questions ne sont pas prévues dans la première étape de notre plan mais font partie de la dernière étape", a affirmé M. Araghchi, cité par l'agence Irna, en référence au plan présenté mardi par l'Iran au groupe 5+1 (Etats-Unis, Royaume-Uni, Russie, Chine, France et Allemagne). M. Araghchi était interrogé par des journalistes iraniens pour savoir si l'application du Protocole additionnel du Traité de non-prolifération (TNP) et la question du niveau d'enrichissement d'uranium faisaient partie de l'offre iranienne. Le protocole additionnel permet des inspections renforcées et inopinées des installations nucléaires par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et oblige un pays à communiquer des renseignements sur toutes les opérations du cycle du combustible nucléaire. L'Iran n'est jusqu'à présent tenu de notifier l'existence d'un site nucléaire que trois mois avant introduction de matériel fissile dans l'installation. L'Iran, signataire du TNP, a appliqué de manière volontaire le Protocole additionnel entre 2003 et 2005 avant de cesser de le faire quand le dossier nucléaire iranien a été envoyé au Conseil de sécurité de l'ONU. Téhéran affirme que le droit à l'enrichissement d'uranium est une "ligne rouge", mais se dit prêt à discuter "du niveau, de la forme et de la quantité de l'enrichissement". Les pays occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de chercher à acquérir l'arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil, ce que dément Téhéran. (Belga)

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