L'Institut de Santé Publique se penche sur trois additifs alimentaires

16/01/14 à 13:41 - Mise à jour à 13:41

Source: Le Vif

(Belga) Le Belge ne semble pas dépasser la dose journalière admissible (DJA) d'additifs alimentaires, ressort-il du premier "screening" réalisé en Belgique par l'Institut de Santé Publique (ISP), visant à contrôler que la population ne dépasse pas la DJA. Par contre, les polysorbates, les stéarolyl-2-lactylates et le nitrite, trois additifs, seraient peut-être consommés à des doses supérieures par une partie de la population.

"Il s'agit de groupes de population" qui "ont une consommation extrême de produits alimentaires contenant ces additifs", précise Séverine Goscinny, du service Sécurité du Consommateur de l'ISP. L'Institut de Santé Publique prévoit dès lors de se pencher sur le risque réel que ces trois additifs représentent. Les produits laitiers fermentés aromatisés ou produits de boulangerie, les boissons aromatisées ou alcoolisées et les viandes transformées figurent parmi les principaux contributeurs des expositions respectivement aux polysorbates, stéarolyl-2-lactylates et au nitrite. Cependant, nuance Séverine Goscinny, les additifs alimentaires, présents principalement dans les produits transformés, "permettent aussi d'avoir accès à une nourriture sûre et équilibrée". Ceux qui se trouvent sur le marché "font l'objet de contrôles et sont évalués". L'étude a été réalisée sur base d'étiquettes de supermarchés en 2012 et "s'est limitée aux additifs présentant une DJA" mesurable. En Belgique, l'analyse a permis de dénombrer 70 additifs dont la DJA est quantifiable. Cette étude sur les additifs alimentaires répond aux exigences européennes, qui imposent aux Etats membres d'effectuer une analyse de risques pour la consommation d'additifs. L'ISP se dotera en 2014 d'une nouvelle base de données relative aux comportements alimentaires, car la dernière date de 2004. "De nouvelles recherches seront ainsi réalisées au sujet des additifs alimentaires, car les habitudes de consommation peuvent varier en dix ans", conclut Séverine Goscinny. (Belga)

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