Syrie: les pourparlers de paix menacés par les violations de la trêve

04/01/17 à 10:46 - Mise à jour à 10:46

Source: Afp

Les violations répétées du cessez-le-feu en Syrie menacent de torpiller les pourparlers de paix prévus au Kazakhstan, a averti mercredi Ankara, appelant Téhéran à faire pression sur Damas et les milices chiites pour les faire cesser.

Syrie: les pourparlers de paix menacés par les violations de la trêve

© REUTERS

"Si nous n'arrivons pas à stopper les violations croissantes du cessez-le-feu, le processus d'Astana pourrait échouer", a déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu, cité par l'agence de presse progouvernementale Anadolu.

La Turquie et la Russie, qui ont parrainé l'accord de cessez-le-feu en Syrie, travaillent à la préparation d'un sommet réunissant le régime et l'opposition dans la capitale du Kazakhstan. "Quand nous regardons qui commet ces violations, nous voyons que c'est le Hezbollah, en particulier, les groupes chiites et le régime (d'Assad)", a affirmé M. Cavusoglu. L'Iran, qui soutient le président syrien Bachar al-Assad, doit "faire pression sur les milices chiites et le régime", a ajouté le ministre.

Une dizaine de groupes rebelles syriens ont gelé leur participation aux préparatifs des négociations de paix prévues fin janvier à Astana, accusant les forces de Damas de ne pas respecter la cessation des hostilités en vigueur depuis le 30 décembre.

Les négociations d'Astana, parrainées par Moscou et Téhéran, soutiens de Damas, ainsi qu'Ankara, qui appuie des groupes rebelles, doivent précéder des pourparlers prévus en février à Genève sous l'égide de l'ONU.

Mevlüt Cavusoglu a annoncé mercredi que des représentants russes se rendraient en Turquie les 9 et 10 janvier pour discuter des pourparlers d'Astana. Si la trêve est respectée, le sommet pourrait avoir lieu le 23 janvier, selon le ministre turc.

L'offensive des forces du régime, soutenu par des combattants du mouvement chiite libanais du Hezbollah, se poursuivait mardi sur Wadi Barada, une région tenue par les rebelles à 15 km de Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Aucune des précédentes discussions intersyriennes n'a permis un début de règlement du conflit qui a fait plus de 310.000 morts et des millions de réfugiés depuis 2011.

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