Syrie : Ban Ki-moon, très inquiet, appelle à "éviter une escalade"

06/05/13 à 06:20 - Mise à jour à 06:20

Source: Le Vif

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est déclaré dimanche "très préoccupé" et a appelé au calme pour "éviter une escalade" du conflit syrien, à la suite des raids menés par Israël en Syrie.

Syrie : Ban Ki-moon, très inquiet, appelle à "éviter une escalade"

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Ban Ki-moon "est très préoccupé par les informations concernant des raids aériens menés par l'armée de l'air israélienne en Syrie", a indiqué son porte-parole Martin Nesirky. Mais l'ONU, a-t-il ajouté, "ne dispose pas pour l'instant de détails sur ces incidents et n'est pas en mesure de déterminer de manière indépendante ce qui s'est passé".

Selon le communiqué de l'ONU, le secrétaire général "appelle toutes les parties à faire preuve du maximum de calme et de retenue et à agir de manière responsable pour éviter une escalade de ce qui est déjà un conflit dévastateur et très dangereux".

Le secrétaire général de l'ONU appelle aussi "au respect de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale de tous les pays de la région et à l'application de toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité" de l'ONU.

L'ONU a ensuite indiqué que Ban Ki-moon s'était entretenu par téléphone dimanche avec le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi. Les deux hommes ont évoqué les "risques pour la sécurité régionale", a précisé le porte-parole. Le vice-secrétaire général de l'ONU Jan Eliasson doit continuer à en discuter avec Nabil al-Arabi en marge de la conférence sur la Somalie qui se tient mardi à Londres.

Israël a lancé dimanche un raid près de Damas, le deuxième mené en 48 heures en Syrie par l'Etat hébreu qui dit chercher à empêcher un transfert d'armes au Hezbollah libanais, selon un responsable israélien parlant sous couvert de l'anonymat.

Lors d'un autre raid vendredi, l'aviation israélienne avait aussi visé à proximité de l'aéroport de Damas des missiles à destination du Hezbollah, un allié du régime de Bachar al-Assad et de l'Iran, selon des sources concordantes.

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