Réactions après les attentats de Bruxelles : "L'Europe a été touchée au coeur"

22/03/16 à 14:51 - Mise à jour à 23/03/16 à 12:38

Source: Belga

Les attentats perpétrés à l'aéroport de Bruxelles-National et dans la station de métro Maelbeek, dans le quartier européen à Bruxelles, ont suscité de nombreuses réactions d'indignation de dirigeants européens et étrangers qui ont appelé à lutter collectivement contre le terrorisme et expriment en nombre leur soutien envers le gouvernement et la population belges.

Réactions après les attentats de Bruxelles : "L'Europe a été touchée au coeur"

Messages de sympathie, de soutien et d'espoir à la Bourse (Bruxelles). © BELGA/NICOLAS MAETERLINCK

"C'est toute l'Europe qui est frappée" (Hollande)

Le président français, François Hollande, a estimé dans un communiqué qu'"à travers les attentats de Bruxelles, c'est toute l'Europe qui est frappée".

Son ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, qui a eu un entretien téléphonique avec son homologue belge, Didier Reynders, a fait part "de la consternation de la France." "Dans ces moments tragiques, nos pensées vont d'abord à ces victimes, à leur famille et à leurs proches. J'ai exprimé la solidarité de la France à la Belgique et réaffirmé l'unité avec nos amis belges dans cette terrible épreuve", ajoute M. Ayrault, dans un communiqué.

Les ministres français et belge ont souligné l'urgence de coordonner encore davantage leur action en matière de lutte contre le terrorisme.

Le Premier ministre français, Manuel Valls, a quant à lui exprimé sa "solidarité" aux Belges et au gouvernement belge, rappelant, un peu plus de quatre mois après les attentats de Paris, que "nous sommes en guerre".

"Solidarité avec les victimes et détermination contre les terroristes" (Merkel)

Le porte-parole de la chancelière allemande, Angela Merkel, a évoqué sur Twitter des "attaques méprisables" qui devraient nous rapprocher. "Solidarité avec les victimes et détermination contre les terroristes".

Le Premier ministre britannique, David Cameron, s'est dit "choqué et inquiet" par les évènements à Bruxelles. "Nous ferons tout notre possible pour aider".

Le président du Parlement européen Martin Schulz s'est dit "horrifié par les attaques lâches et méprisables" qui ont touché l'aéroport de Zaventem et la station de métro de Maelbeek mardi matin. "Ces actes me rendent tristes et me mettent en colère en même temps. Ils sont nés de la barbarie et de la haine qui ne rendent justice à rien ni personne", a-t-il déclaré, précisant que ses pensées allaient d'abord aux victimes et aux blessés, ainsi qu'à leurs familles et amis.

"L'Europe a été touchée au coeur" (Rutte)

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a souligné que "l'Europe a été touchée au coeur" mais "nous restons qui nous sommes et ce que nous sommes: une société ouverte et démocratique, qui ne se laisse pas diriger par des attentats".

"De coeur et d'esprit à Bruxelles, Europe", a tweeté le Premier ministre italien, Matteo Renzi.

En français, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a exprimé sur Twitter "la solidarité profonde de la Grèce avec les peuples belge et européen." "La peur, la rage religieuse et le racisme ne devraient prédominer en Europe", a-t-il ajouté.

Les explosions à Bruxelles sont le fruit d'"une attaque contre l'Europe démocratique", a encore affirmé le Premier ministre suédois Stefan Löfven, tandis que son homologue danois Lars Løkke Rasmussen dénonçait une "attaque abjecte".

Des réactions semblables sont parvenues d'Espagne, d'Autriche ou encore de Suisse.

"Le terrorisme ne connaît pas de frontières" (Poutine)

Hors Europe, les actes de terreur commis à Bruxelles ont également entraîné de nombreuses réactions. Le président russe, Vladimir Poutine, a exprimé ses condoléances au roi Philippe, condamnant un acte de barbarie "qui ne peut être expliqué et démontre une nouvelle fois que le terrorisme ne connaît pas de frontières et représente une menace globale". "La lutte contre ce mal appelle la coopération internationale la plus active", estime le président russe dans un communiqué.

Devant les députés de son parti islamo-conservateur, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a déclaré: "Je condamne les attaques (...) qui ont une fois de plus montré le caractère mondial du terrorisme".

"Les nouvelles de Bruxelles sont troublantes. Ces attaques sont condamnables. Condoléances aux familles des personnes décédées. Puissent les blessés guérir rapidement", a tweeté le Premier ministre indien, Narendra Modi.

Le Haut comité des négociations (HCN), qui rassemble les groupes clés de l'opposition syrienne, a condamné "le plus fermement" ces attentats. "Le monde doit être uni pour vaincre le terrorisme".

Enfin, le Premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif a réagi, lui aussi, estimant que "le terrorisme n'est pas une menace pour un seul pays ou une seule nation mais pour l'ensemble de l'humanité" et "qu'il est grand temps que cette menace soit combattue collectivement pour la sauvegarde de nos générations futures".

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