Présidentielle en Centrafrique: le second tour, prévu dimanche, est reporté

27/01/16 à 15:12 - Mise à jour à 15:33

Source: Afp

Le second tour de la présidentielle en Centrafrique, prévu dimanche, sera reporté à une date prochainement annoncée, en raison de problèmes organisationnels, a déclaré mercredi à l'AFP le rapporteur-général de l'Autorité nationale des élections (ANE).

Présidentielle en Centrafrique: le second tour, prévu dimanche, est reporté

© AFP

"On ne peut pas faire l'élection dimanche, c'est impossible, nous annoncerons vite une nouvelle date", a affirmé Julius Ngouade Baba, joint par téléphone. Les anciens Premiers ministres Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra vont s'affronter pour la présidence, après être arrivés en tête du premier tour, le 30 décembre 2015.

Une réunion, qui a eu lieu mardi à la Primature à Bangui, avec le gouvernement, l'ANE et des représentants de la communauté internationale, a retenu la date du 14 février, selon l'un des participants, mais cette date doit être confirmée officiellement. "Nous avons réalisé un travail technique, actuellement soumis aux diverses institutions. Lorsque tout le monde sera d'accord, nous annoncerons vite la nouvelle date", a expliqué mercredi le chef de l'ANE.

Les législatives, qui avaient eu lieu le 30 décembre en même temps que la présidentielle, ont été annulées lundi par la Cour constitutionnelle en raison "de nombreuses irrégularités". Trente candidats se présentaient à la présidentielle et plus de mille aux législatives.

Ce processus électoral, reporté à plusieurs reprises et destiné à permettre à ce pays pauvre de sortir de trois ans de conflit armé et d'affrontements intercommunautaires, s'est déroulé dans un calme notable et une forte participation des électeurs. Mais il a été pénalisé par de nombreux problèmes logistiques et d'acheminement de matériel, notamment des bulletins des nombreux candidats aux législatives, souvent livrés en retard, voire le lendemain du scrutin.

La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion de la Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale menée début 2014 par la France dans son ancienne colonie.

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