"On sait comment faire pour arrêter Ebola..."

03/09/14 à 08:10 - Mise à jour à 08:37

Pourtant le nombre de cas risque d'exploser dans les prochaines semaines.

"On sait comment faire pour arrêter Ebola..."

"Le risque Ebola est toujours là". © AFP

Les cas d'Ebola s'accroissent rapidement en Afrique de l'ouest et vont probablement continuer à augmenter davantage, a indiqué mardi un haut responsable sanitaire américain, estimant qu'il fallait agir de façon urgente et massive pour endiguer cette épidémie.

"Malgré les efforts importants déployés par le gouvernement américain, les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) et des pays affectés, le nombre de cas continue à augmenter et s'accroît désormais rapidement", a dit le Dr Tom Frieden, directeur des CDC (Centers for diseases control and prevention). "Et je crains qu'au cours des toutes prochaines semaines, ces chiffres vont encore augmenter et de façon importante", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse pour faire part de sa récente tournée dans les pays d'Afrique de l'Ouest touchés par cette flambée d'Ebola d'une ampleur sans précédent depuis l'émergence du virus en 1976.

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a estimé la semaine dernière que 20.000 personnes pourraient être touchées en Afrique. Selon le dernier bilan de l'OMS, on dénombrait 3.069 cas dont 1.552 décès au 26 août.

Plus de moyens

Pour le Dr Frieden, la période durant laquelle il est encore possible d'arrêter cette épidémie avant qu'elle ne s'étende à d'autres pays et devienne encore plus difficile à contrôler "est près d'arriver à sa fin". "Il faut donc agir dès maintenant pour accroître la réponse...", a-t-il insisté, soulignant "qu'on sait comment faire pour arrêter Ebola". Il a cité la détection rapide de l'infection, la mise en quarantaine systématique des personnes infectées et le suivi des malades guéris encore contagieux jusqu'à 21 jours.

Mais il faut plus de moyens financiers et techniques ainsi qu'une plus grande mobilisation et coordination internationale, a expliqué le responsable, si l'on veut arriver à stopper l'épidémie.

Un deuxième médecin américain infecté

Par ailleurs, l'organisation caritative chrétienne SIM a annoncé mardi qu'un second de ses missionnaires médicaux, un médecin américain, a été testé positif avec le virus Ebola au Liberia.

Ce médecin infecté, dont le nom n'a pas été révélé, ne travaillait pas avec des malades atteints d'Ebola qui sont en quarantaine mais avec des patientes pour des soins gynécologiques à l'hôpital financé par SIM USA à Monrovia, a précisé l'organisation caritative dans un communiqué. "On ignore encore comment il a été en contact avec le virus", a indiqué l'organisation. "Le médecin infecté s'est placé lui-même immédiatement à l'isolement, se sent bien et a bon moral", a-t-elle poursuivi.

"J'ai été profondément attristé d'apprendre qu'un autre de nos médecins missionnaires avait contracté Ebola", a déclaré Bruce Johnson, le président de SIM USA.

Le Dr Kent Brantly, qui travaillait pour une autre association caritative américaine Samaritan's Purse, avait été rapatrié aux États-Unis pour y être traité. Il est guéri et est sorti de l'hôpital en août.

Une aide-soignante, une missionnaire employée par SIM qui travaillait avec le Dr Brantly, Nancy Writebol, avait aussi contracté Ebola au Liberia et avait été soignée comme lui à l'hôpital Emory près d'Atlanta (Géorgie, sud-est). Elle est également guérie.

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