Mali : "l'objectif, c'est la reconquête totale"

20/01/13 à 21:34 - Mise à jour à 21:34

Source: Le Vif

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a affirmé ce dimanche que "l'objectif" de l'intervention militaire de la France était "la reconquête totale" de ce pays.

Mali : "l'objectif, c'est la reconquête totale"

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"L'objectif, c'est la reconquête totale du Mali. On ne va pas laisser des poches" de résistance, a déclaré le ministre sur la chaîne de télévision France 5. Le but de la France, "c'est de faire en sorte que la Misma, la force africaine, soit le relais de notre propre intervention", a précisé le ministre.

Selon Jean-Yves Le Drian, les "missions" des forces françaises sont de "quatre ordres". Il s'agit, "d'abord d'empêcher la progression des groupes terroristes (...) soit par des frappes aériennes (...) soit par des appuis au sol des forces maliennes". Cette première mission se "déroule convenablement", a-t-il dit.

La deuxième mission consiste "essentiellement pour les forces aériennes à frapper les bases arrières des terroristes". "Cela a été le cas dans la région de Gao, dans la région de Tombouctou pour éviter que les groupes reviennent et se ressourcent", a poursuivi le ministre.

La troisième mission est "d'assurer la sécurité de Bamako, celles des institutions, de la population et de nos ressortissants", a-t-il ajouté.

Enfin, la dernière mission est de "préparer, aider les forces maliennes à se structurer et s'organiser et que la Misma puisse s'organiser pour aboutir à la reconquête totale du Mali".

"Les forces françaises ont ces quatre missions à remplir en même temps et je dois dire qu'en ce moment elles les remplissent plutôt bien", a dit M. Le Drian.

Concernant Diabali, le ministre a indiqué qu'à l'heure où il parlait (17H30 GMT) la ville n'était pas encore reprise par les forces maliennes. Cette localité de l'ouest du Mali, à 400 km de Bamako, avait été prise lundi par les islamistes armés. Un officier français positionné à Niono, à 60 km au sud de Diabali, avait auparavant indiqué que la situation n'était "pas très claire" à Diabali, où "a priori les combattants rebelles ont quitté la ville".

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