Mali: Keïta "largement en tête", selon une source électorale

12/08/13 à 22:17 - Mise à jour à 22:17

Source: Le Vif

L'ancien Premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) arrivait "très largement en tête" du second tour de la présidentielle de dimanche au Mali après dépouillement de deux tiers des bulletins, a affirmé lundi à l'AFP une source électorale malienne.

Mali: Keïta "largement en tête", selon une source électorale

© Reuters

Après "près des deux tiers des bulletins dépouillés, IBK arrive très largement en tête", a affirmé cette source proche de la Commission nationale de dépouillement, qui centralise les votes de l'ensemble du territoire malien au ministère de l'Administration territoriale à Bamako. Des estimations non officielles, établies de sources sécuritaires maliennes, avaient donné auparavant Ibrahim Boubacar Keïta largement en tête face à son rival du second tour, Soumaïla Cissé. Mais Gouagnon Coulibaly, directeur de campagne de Soumaïla Cissé, a dénoncé des "fraudes massives" et accusé l'Administration du régime de transition d'être "partisane".

Ibrahim Boubacar Keïta, 68 ans, et Soumaïla Cissé, 63 ans, deux vétérans de la vie politique malienne qui ont occupé de hautes fonctions - Keïta comme Premier ministre, Cissé comme ministre des Finances - ont appelé dimanche leurs partisans au "calme et à la sérénité" dans l'attente de la publication des résultats provisoires.

Le ministère de l'Administration territoriale a cinq jours à compter de la date du scrutin pour publier ces résultats provisoires, mais le processus devrait être plus rapide qu'au premier tour du 28 juillet, puisque seuls deux candidats étaient en lice, contre 27 il y a deux semaines.

A l'issue du premier tour, Ibrahim Boubacar Keïta a obtenu 39,79% des voix, contre 19,70% à son adversaire et partait largement favori au second tour. Il a obtenu le ralliement de 22 des 25 candidats éliminés, dont la majorité avait obtenu moins de 1% des suffrages. La présidentielle au Mali doit rétablir l'ordre constitutionnel interrompu par un coup d'Etat le 22 mars 2012 qui a précipité la chute du nord du pays aux mains de groupes jihadistes et criminels, chassés en 2013 par une intervention armée internationale initiée par la France.

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