Le Mali en crise choisit son nouveau président

11/08/13 à 10:26 - Mise à jour à 10:26

Source: Le Vif

Près de 6,9 millions de Maliens élisent ce dimanche leur nouveau président, devant choisir entre Ibrahim Boubacar Keïta et Soumaïla Cissé pour sortir leur pays de dix-huit mois d'une grave crise politico-militaire.

Le Mali en crise choisit son nouveau président

© AFP

Le second tour de la présidentielle, deux semaines après un premier tour réussi le 28 juillet en dépit de craintes d'attentats jihadistes, doit rétablir l'ordre constitutionnel interrompu par un coup d'Etat militaire le 22 mars 2012, qui a précipité la chute du nord du pays aux mains de groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda.

Ce scrutin sera surveillé par plusieurs centaines d'observateurs nationaux et internationaux et sa sécurité sera assurée par l'armée malienne, les Casques bleus de la Minusma et l'armée française.

Les deux candidats en lice, arrivés en tête du premier tour, sont des vétérans de la vie politique malienne: Ibrahim Boubacar Keïta dit IBK, 68 ans, est un ex-Premier ministre, et Soumaïla Cissé surnommé "Soumi", 63 ans, un ex-ministre des Finances et un ancien responsable de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa).

Keïta, fort de son avance de 20 points (39,79% des voix au premier tour, contre 19,70% pour Cissé), semble largement favori, d'autant qu'il a reçu le soutien de 22 des 25 candidats éliminés au premier tour dont la majorité a obtenu moins de 1% des suffrages. Mais Cissé table sur une mobilisation plus forte encore qu'au premier tour - 48,98%, un taux historique au Mali - et sur une partie de près de 400.000 bulletins déclarés nuls le 28 juillet. "Il ne s'agit pas de compléter les résultats du premier tour, c'est une nouvelle élection", affirme-t-il.

Se réclamant de la gauche, charismatique, charmeur et bon vivant, Keïta apparaît aux yeux de ses partisans comme un "homme d'Etat fort", seul capable de redresser le Mali. Ceux de Cissé, économiste chevronné et courtois, mettent en avant ses compétences de gestionnaire. "La guerre est finie, maintenant, et il faut travailler dur", dit l'un d'eux.

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