Le Danemark veut réduire les allocations des demandeurs d'asile

02/07/15 à 06:55 - Mise à jour à 06:55

Source: Belga

Le nouveau gouvernement de droite danois a annoncé mercredi qu'il allait réduire les allocations aux demandeurs d'asile, dans le but de réduire le nombre des réfugiés dans le pays.

Le Danemark veut réduire les allocations des demandeurs d'asile

Migrants débarquant du navire belge Godetia, en Sicile, le 8 juin 2015 © Belga Image

"L'effet espéré est d'avoir moins de demandeurs d'asile venant au Danemark", a déclaré à la presse le ministre chargé de l'Intégration, Inger Stojberg. En vertu des nouvelles règles, qui seront soumises au parlement vendredi et devraient entrer en vigueur en septembre, un demandeur d'asile sans enfant recevra 5.945 couronnes (797 euros) par mois, soit environ la moitié des 10.849 couronnes versées actuellement.

Les familles monoparentales provenant d'un pays hors Union européenne recevront 11.888 couronnes par mois, contre 14.426 aujourd'hui. Les couples avec enfants, qui peuvent actuellement obtenir 23.832 couronnes, verront ce montant mensuel réduit à 16.638 couronnes.

Une allocation supplémentaire de 1.500 couronnes sera versée à ceux dont la connaissance de langue danoise répondra aux critères requis pour obtenir un travail ou une formation. "Nous voulons récompenser ceux qui viennent ici et souhaitent s'intégrer", a affirmé M. Stojberg.

Le Premier ministre Lars Løkke Rasmussen a été investi dimanche à la tête d'un gouvernement composé uniquement de ministres de sa formation, le parti libéral Venstre, qui a obtenu une minorité de sièges aux législatives.

Ce parti a fait campagne sur la baisse des prestations destinées aux demandeurs d'asile, qui avaient été relevées par le gouvernement précédent de centre-gauche. Des négociations avec le Parti populaire danois ont échoué, mais le soutien de cette formation de droite anti-immigration est nécessaire pour faire passer des lois au parlement.

Le Danemark a reçu près de 15.000 demandeurs d'asile l'an dernier, presque deux fois plus qu'en 2013.

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