La Russie prête à "abattre les missiles" américains

11/04/18 à 15:59 - Mise à jour à 15:57

Source: Belga

L'ambassadeur russe au Liban, Alexander Zasypkin, a affirmé que son pays était déterminé à "abattre" des missiles américains en cas de frappes contre la Syrie.

La Russie prête à "abattre les missiles" américains

Sukhoi Su-25 © AFP

Dans un entretien accordé à la chaine télévisée du Hezbollah libanais, Al-Manar, l'ambassadeur russe a déclaré qu'"en cas de frappe américaine...les missiles seront abattus de même que les sources d'où ils ont été tirés".

"Nous avons prévenu il y a quelques temps de ces provocations autour des armes chimiques et des préparatifs en vue de frappes militaires" en Syrie, a ajouté M. Zasypkin.

Le président américain Donald Trump a averti mercredi la Russie de frappes imminentes contre la Syrie, peu après que Moscou avait mis en garde contre tout acte pouvant "déstabiliser la situation déjà fragile dans la région".

Dans un tweet matinal, il s'en est pris à la Russie, soutien indéfectible du régime de Bachar al-Assad, accusé d'être responsable d'une attaque chimique présumée contre la ville de Douma, près de Damas, ayant fait samedi plus de 40 morts et plusieurs centaines de blessés, selon une ONG et des secouristes.

"La Russie jure d'abattre n'importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et 'intelligents! ' Vous ne devriez pas vous associer à un Animal qui Tue avec du Gaz, qui tue son peuple et aime cela", a menacé Donald Trump.

Au-delà d'éventuelles frappes contre le régime, les mises en garde de Donald Trump affirmant que Damas, mais aussi ses soutiens, la Russie et l'Iran, devraient "payer le prix fort" ont tendu encore plus le climat de Guerre froide. Moscou et Téhéran accusent Washington de chercher un "prétexte" pour frapper le pouvoir syrien.

Face au risque d'attaques, l'armée syrienne a placé ses forces "en état d'alerte" pour les jours à venir dans les aéroports et les bases militaires du pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Dans les rues de la capitale, des Syriens semblaient rester de marbre face aux menaces.

Des dizaines de milliers de personnes, combattants de deux autres groupes insurgés et leurs familles, ont déjà été évacués.

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