L'Afrique de l'Ouest est "dépassée" par l'épidémie d'Ebola

26/09/14 à 20:04 - Mise à jour à 20:04

Source: Belga

Le président américain Barack Obama a estimé vendredi que l'Afrique de l'Ouest était "dépassée" par l'épidémie de fièvre Ebola et que le monde ne devait plus jamais permettre à une telle tragédie d'avoir lieu.

L'Afrique de l'Ouest est "dépassée" par l'épidémie d'Ebola

Barack Obama © Reuters

"Hôpitaux, cliniques, centres de traitement sont dépassés, laissant les gens mourir dans la rue", a regretté le président américain, au lendemain de son appel lancé depuis la tribune des Nations unies à New York à agir plus vite et avec plus de détermination pour enrayer l'épidémie d'Ebola qui frappe l'Afrique de l'Ouest. "Les systèmes de santé publique sont prêts de s'effondrer", a-t-il encore prévenu à l'occasion d'un sommet mondial sur la santé organisé à la Maison Blanche, rappelant que la croissance économique ralentissait et que les gouvernements étaient sous pression en Afrique de l'Ouest.

Si Ebola "n'est pas maîtrisé, les experts prédisent que des centaines de milliers de personnes pourraient mourir en l'espace de quelques mois", a ajouté le chef de l'exécutif. Et de marteler: "Nous devons nous assurer de ne plus jamais voir une tragédie de cette ampleur se dérouler. Nous devons nous assurer de ne plus être pris de court". Barack Obama a également proposé un défi aux inventeurs: celui de créer des équipements de protection plus efficaces et confortables pour les travailleurs sanitaires qui sont sur le terrain, souvent dans des zones hautement contagieuses.

"Si vous les concevez, nous les fabriquerons, nous payerons", a souligné le président, espérant que de nouveaux habits de protection pourront être déployés en Afrique de l'Ouest dans les prochains mois. Barack Obama a déjà ordonné l'envoi de 3.000 militaires américains en Afrique de l'Ouest avec un commandement régional à Monrovia, la capitale du Liberia. Il a également déployé les ressources des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) pour aider à vaincre l'épidémie, qui a fait près de 3.000 morts sur un peu plus de 6.000 cas, essentiellement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

Les dirigeants de la planète ont été appelés jeudi lors d'une réunion à l'ONU à agir avec plus de détermination pour enrayer l'épidémie. "Vous avez le pouvoir de stopper cette horrible épidémie", a lancé à cette occasion la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan. L'OMS a averti que l'épidémie était en croissance "explosive" et pourrait, en l'absence d'un renforcement significatif des moyens mis en oeuvre, contaminer 20.000 personnes d'ici à novembre.

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