Jean-Marie Le Pen maintient que les chambres à gaz ne sont qu'un "détail"

02/04/15 à 12:50 - Mise à jour à 12:50

Source: Belga

L'ex-chef de file de l'extrême droite française, Jean-Marie Le Pen, dont la fille Marine a pris la suite à la présidence du Front national (FN), a de nouveau réitéré jeudi ses propos, condamnés en justice, sur les chambres à gaz, "détail" de la Seconde Guerre mondiale.

Jean-Marie Le Pen maintient que les chambres à gaz ne sont qu'un "détail"

© Reuters

Co-fondateur et président d'honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, qui est également eurodéputé de son parti, a assuré n'avoir "à aucun moment" regretté ses déclarations, vieilles de près de trente ans. "Ce que j'ai dit correspondait à ma pensée: que les chambres à gaz étaient un point de détail de la guerre, à moins d'admettre que ce soit la guerre qui soit un détail des chambres à gaz", a-t-il déclaré sur la radio RMC et la chaîne d'informations en continu BFMTV. "Je les maintiens parce que je crois que c'est la vérité, et que ça ne devrait choquer personne, qu'on a instrumentalisé cette affaire contre moi", a-t-il ajouté, en affirmant avoir "parlé d'un système", pas de ses victimes.

Interrogé sur l'horreur des chambres à gaz, il a poursuivi en estimant qu'il s'agissait d'un "autre problème". "Tout ça est horrible, la guerre est horrible, un éclat d'obus qui vous déchire le ventre, une bombe qui vous décapite, une chambre qui vous asphyxie, c'est assez ignoble" a-t-il dit. Le 13 septembre 1987, Jean-Marie Le Pen avait déclaré à propos de l'existence des chambres à gaz nazies: "Je n'ai pas spécialement étudié la question, mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale". Il a été condamné plusieurs fois pour ces propos déjà réitérés en 1997 en Allemagne, en 2008 au magazine "Bretons" ou en mars 2009 au Parlement européen.

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