Guillaume Defossé
Guillaume Defossé
Président de la Coordination Nationale d'Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD)
Opinion

17/09/15 à 11:10 - Mise à jour à 11:37

Intervention militaire en Syrie ou quand le serpent se mord à nouveau la queue

Ce n'est plus en écho lointain. L'Europe voit aujourd'hui de ses yeux les conséquences humaines catastrophiques de la violence profonde et protéiforme en Syrie.

Intervention militaire en Syrie ou quand le serpent se mord à nouveau la queue

Un combattant syrien, sur la ligne de démarcation, dans la campagne de Damas, 17 mars 2015. © Belga

Après plus de quatre ans d'un cycle qui s'auto-reproduit, on aurait pu espérer que des voix politiques s'élèvent chez nous pour tirer les enseignements d'une politique conflictuelle inefficace et destructrice. Il est révoltant de voir qu'il n'en est rien, malgré les différentes alertes des mouvements de la paix, et malgré les évidences qui nous sautent désormais aux yeux.

La réponse à apporter pour endiguer l'afflux de réfugiés vers l'Europe ne s'est en effet pas fait attendre : en Angleterre, en France et maintenant en Belgique on planifie une intervention militaire en Syrie. Cette réponse serait d'ailleurs tellement judicieuse qu'on pourrait apparemment se passer d'une Résolution du Conseil de Sécurité pour la concrétiser. C'est vrai, après tout : les États-Unis le font déjà, avec une inefficacité criante.

En savoir plus sur:

Nos partenaires