Hollande: "Je suis au service des plus pauvres, c'est ma raison d'être"

05/09/14 à 19:00 - Mise à jour à 19:00

Le président français François Hollande a catégoriquement rejeté vendredi les assertions de Valérie Trierweiler selon lesquelles il n'aime pas les pauvres, et ajouté qu'en dépit de son impopularité il comptait rester au pouvoir jusqu'au terme de son mandat en 2017.

Hollande: "Je suis au service des plus pauvres, c'est ma raison d'être"

Valerie Trierweiler et François Hollande. © REUTERS

"Je suis au service des plus pauvres, c'est ma raison d'être", a-t-il lancé au cours d'une conférence de presse dans le cadre d'un sommet de l'Otan à Newport en Grande-Bretagne, demandant d'une voix grave le respect de la fonction présidentielle.

Réagissant pour la première fois publiquement à la parution cette semaine du livre vengeur de son ex-compagne, dont il s'est séparé en janvier, François Hollande a dénoncé les attaques contenues dans cet ouvrage.

"Je n'accepterai jamais que puisse être mis en cause ce qui est l'engagement de toute ma vie, de tout ce qui a fondé ma vie politique, mes engagements, mes responsabilités, mes mandats que j'ai exercés", a-t-il affirmé.

Dans son livre intitulé "Merci pour ce moment", Valérie Trierweiler affirme que François Hollande "n'aime pas les pauvres".

"Je ne laisserai pas mettre en cause la conception de mon action au service des Français, et notamment de la relation humaine que j'ai avec les plus fragiles, les plus modestes, les plus humbles, les plus pauvres, parce que je suis à leur service et parce que c'est ma raison d'être, tout simplement ma raison d'être", a réagi le président français, visiblement marqué par les critiques dont il fait l'objet.

Le livre surprise de Valérie Trierweiler a provoqué un séisme politico-médiatique en France, avec l'étalage de la vie privée du chef de l'Etat par son ancienne compagne, une journaliste travaillant pour le magazine Paris Match.

Interrogé sur les difficultés tous azimuts auxquelles il fait face, tant dans les domaines politique qu'économique et social, le président français, au plus bas dans les sondages de popularité, a en outre exclu toute idée de démission.

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