Grèce: législatives anticipées "probables" à l'automne

05/08/15 à 13:18 - Mise à jour à 14:27

Des élections législatives anticipées sont "probables" en Grèce à l'automne alors que le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras ne dispose plus d'une majorité au Parlement, a déclaré mercredi la porte-parole du gouvernement Olga Gerovasili.

Grèce: législatives anticipées "probables" à l'automne

© Reuters

Des élections sont probables à l'automne", a déclaré la porte-parole sur la radio Vima FM, ajoutant que "ça dépendra de la stabilité du gouvernement dans la période à venir". Alexis Tsipras lui-même avait dit la semaine dernière être prêt à des législatives anticipées pour regagner une majorité, six mois après les élections qui l'ont porté au pouvoir fin janvier.

Le Premier ministre avait toutefois averti que sa priorité était de conclure l'accord final avec les créanciers du pays (UE, BCE, FMI, MES) sur un troisième prêt au pays, de plus de 80 milliards d'euros. Des négociations sont en cours au plus haut niveau à Athènes depuis une semaine entre le gouvernement et les chefs de mission de ces institutions. "Nous sommes confiants dans le fait d'être très proches d'un texte final" sur l'accord, a estimé Mme Gerovasili. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a également dit croire mercredi à la possibilité pour la Grèce de conclure cet accord ce mois-ci, "de préférence avant le 20 août", date d'un important remboursement d'Athènes à la Banque centrale européenne (BCE). "Les négociations ne s'arrêteront pas après ce texte, nous aurons les lois d'application et les sujets sur lesquels la négociation ne sera pas terminée avant la fin de l'année, comme le marché du travail, les créances douteuses etc", a ajouté la porte-parole du gouvernement grec.

Pour s'assurer un soutien sans faille lors de ces votes parlementaires à venir, Alexis Tsipras pourra difficilement se passer d'élections après les défections de plus de 30 députés de son groupe parlementaire qui ont voté, les 15 et 22 juillet, contre les premières réformes demandées par les créanciers de la Grèce. Malgré le soutien de 13 députés du parti de droite souverainiste Anel avec lequel gouverne Syriza (149 députés), Le Premier ministre ne dispose plus du seuil minimum de 151 députés (sur 300) pour appliquer le nouvel accord sans le soutien de trois partis d'opposition (Nouvelle Démocratie, Pasok, Potami) qui lui apportent à chaque fois leurs 106 voix.

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