Grèce : le gouvernement annonce un projet de loi réorganisant l'audiovisuel public

12/06/13 à 13:40 - Mise à jour à 13:40

Source: Le Vif

Le gouvernement grec a annoncé mercredi le dépôt d'un projet de loi réorganisant l'audiovisuel public en Grèce, "radio, internet et télévision", après la fermeture autoritaire la veille de la vénérable radiotélévision publique ERT, à la stupeur générale.

Grèce : le gouvernement annonce un projet de loi réorganisant l'audiovisuel public

© Image Globe

"Un projet de loi sur la nouvelle radio, internet et télévision grecque a été déposé aujourd'hui (mercredi) au secrétariat général du gouvernement et il sera abordé lors d'une réunion dans l'après-midi de la commission des projets de loi", a indiqué un bref communiqué gouvernemental.

Ce projet de loi, qui doit être discuté par les trois partis de la coalition gouvernementale et sera déposé au parlement pour être adopté, prévoit la constitution "d'une société anonyme publique appartenant à l'Etat", mais qui "a sa propre organisation administrative et économique et est sous l'égide de l'Etat", selon le premier article de ce projet de loi.

"On ferme une chose qui était louche et qui a été construite d'une façon fausse", a lancé le porte-parole du gouvernement Simos Kedikoglou, en présentant ce projet de loi aux seuls correspondants de la presse étrangère, les journalistes grecs observant une grève de 24 heures.

Selon ce texte, "le fonctionnement de la nouvelle radiotélévision" grecque, qui devrait s'appeler Nerit S.A. "ne dépend pas de l'Etat" et "dispose d'indépendance rédactionnelle et de programmation".

La fermeture de la ERT, dont l'histoire remonte aux années 50 et dont la lourdeur était critiquée --accusée d'être un foyer de clientélisme politique--, entraîne le licenciement de près de 2.700 employés, dont 677 journalistes.

Cette fermeture autoritaire a provoqué des rassemblements spontanés de milliers de personnes et de syndicalistes mardi soir devant le siège de la Ert en banlieue nord d'Athènes, qui ont qualifié "de coup d'Etat" la décision du gouvernement dirigé par le Premier ministre conservateur Antonis Samaras.

Cette décision a été prise seulement par la Nouvelle-Démocratie de M. Samaras, les deux autres partis de la coalition gouvernementale, les socialistes Pasok et la gauche modérée Dimar ayant exprimé leur désaccord avec cette décision.

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