France : l'Élysée enquête-t-il illégalement sur Nicolas Sarkozy ?

30/10/13 à 12:00 - Mise à jour à 12:00

Source: Le Vif

L'hebdomadaire français Valeurs Actuelles affirme que la présidence de la République viole la loi en effectuant des recherches dans les archives protégées de Nicolas Sarkozy. Bernard Tapie, Christine Lagarde, Claude Guéant seraient également visés par ces recherches.

France : l'Élysée enquête-t-il illégalement sur Nicolas Sarkozy ?

© Reuters

Dans son numéro à paraître mercredi, le journal Valeurs Actuelles fait des "révélations sur le cabinet noir de l'Élysée" - selon l'hebdomadaire une "cellule officieuse" qui orchestrerait les offensives judiciaires contre Nicolas Sarkozy, et surtout les fuites dans la presse qui les ont accompagnées.

Le journaliste Geoffroy Lejeune a ainsi rencontré Bernard Muenkel, l'ex-chef du service des télécommunications et de l'informatique de la présidence de la République, récemment rétrogradé pour avoir, selon lui, "refusé de se plier à une demande illicite de la part du 'cabinet noir' de l'Élysée". La demande? Une recherche dans les archives de l'ancien chef de l'Etat, exigée par le colonel Eric Bio-Farina, commandant militaire de l'Élysée et proche du directeur adjoint de cabinet de François Hollande.

Sont notamment concernées par ces recherches quelques-unes des personnalités de l'ancienne majorité en délicatesse avec les juges, dont Bernard Tapie, Christine Lagarde, Claude Guéant, François Pérol ou Patrick Ouart. A en croire Valeurs actuelles, qui souligne que la procédure contrevient à la loi Informatique et Libertés comme au protocole de remise d'archives signé entre le ministère de la Culture, chargé d'en prendre soin, et Nicolas Sarkozy, c'est la preuve que certaines des informations publiées par les journaux ces derniers mois provenaient bien de sources élyséennes. Un "véritable scandale d'Etat", accuse Geoffroy Lejeune.

Contacté "à plusieurs reprises", l'Élysée est resté muet, précisant simplement qu'il avait certes été sollicité par des réquisitions judiciaires mais que, "à chaque fois, les services de la présidence de la République ont répondu à la justice dans le strict respect des règles du droit."

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