Des rebelles syriens ont tué un chef jihadiste belge

15/01/14 à 15:41 - Mise à jour à 15:41

Source: Le Vif

Des rebelles syriens ont tué mercredi un chef jihadiste belge d'origine arabe au 13e jour de leur offensive visant à déloger un groupe lié à Al-Qaïda de provinces du nord du pays, selon une ONG syrienne.

Des rebelles syriens ont tué un chef jihadiste belge

© Image Globe

"L'émir de l'EIIL à Saraqeb (dans la province d'Idleb) Aboul Baraa a été tué par balles ce matin", a déclaré Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Des rebelles ont pris position dans un immeuble et tiré sur son convoi après s'être infiltrés dans la localité de Saraqeb, un bastion de l'EIIL, selon l'ONG. "Des centaines de combattants de l'EIIL se trouvent toujours à Saraqeb", a précisé M. Abdel Rahmane.

Aboul Baraa, un jihadiste belge d'origine arabe, avait menacé la semaine dernière les rebelles d'attaques suicide s'ils ne cessaient pas leur offensive. Depuis, des attentats suicide ont été lancés à Alep, Idleb et Raqa faisant des dizaines de morts parmi les rebelles.

Le soulèvement populaire lancé en mars 2011 contre le président Bachar al-Assad s'est transformé en un conflit de plus en plus complexe, avec outre des combats entre régime et rebelles qui veulent sa chute, des affrontements entre rebelles et jihadistes venus en grande partie de l'étranger.

L'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), lié à al-Qaïda, fait face depuis début janvier à une offensive de coalitions de rebelles islamistes et modérés. Ces derniers, excédés par les exactions attribuées à l'EIIL et sa volonté d'hégémonie, ont retourné leurs armes contre leur ex-allié dans la lutte contre le régime, dans les zones sous leur contrôle dans le nord du pays.

Plus de 700 jihadistes et rebelles ont été tués dans les combats depuis le début de l'offensive rebelle le 3 janvier, selon l'OSDH. Cette offensive vise à déloger les jihadistes de leurs positions dans les provinces d'Alep et d'Idleb, alors que l'EIIL a repris quasi-totalement la province de Raqa.

Face à la fragmentation de ses adversaires, le régime Assad, qui qualifie de "terroriste" aussi bien rebelles que jihadistes, se frotte les mains. "Quand ces bandes sont sous la pression de l'armée et du manque de renforts, ils se dévorent entre eux", a commenté une source de sécurité la semaine dernière.

Les troupes du régime n'ont pas cessé leur combat contre les insurgés, et l'aviation a mené mercredi un raid dans la ville de Raqa, la seule capitale provinciale non contrôlée par le pouvoir.

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