Des niqabs dans le djihad

30/11/15 à 13:57 - Mise à jour à 13:56

Source: Le Vif/l'express

Daech n'est pas seulement une affaire d'hommes. Enseignantes, soignantes ou policières parfois, recruteuses zélées souvent, les épouses et les mères y jouent un rôle clé. Certaines se voient déjà en combattantes ou en martyres.

L'une est britannique ; l'autre, française. Ces deux femmes partagent un sinistre privilège : celui de figurer sur la liste noire des terroristes dressée par les Etats-Unis. La première s'appelle Sally Jones, alias "Oum Hussain al-Britani". Cette jeune grand-mère de 46 ans originaire du Kent, ancienne guitariste dans un groupe de rock, a rejoint l'Etat islamique (EI) en 2013. L'été dernier, elle s'illustre en expliquant, sur Internet, comment fabriquer des bombes dans sa cuisine. La seconde, Emilie König, 31 ans, fille de gendarme et benjamine d'une fratrie de quatre enfants, a grandi en Bretagne avant de se radicaliser au contact du groupuscule français Forsane Alizza. Après l'interdiction de ce dernier au printemps 2012, Emilie, devenue Samra, quitte la France et ses deux fils pour rallier la Syrie. Cette pasionaria du djihad, stakhanoviste du recrutement via Internet, alarme les services de renseignement en incitant ses contacts à fomenter des attaques contre des institutions françaises ou des femmes de soldats français déployés au Sahel. Elle aurait également exprimé sa volonté de commettre un attentat-suicide.
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