Crise des migrants: les Emirats arabes répondent aux critiques

09/09/15 à 22:22 - Mise à jour à 22:35

Source: Belga

Les Emirats arabes unis ont répondu mercredi aux critiques sur la réponse des riches pays du Golfe à la crise des réfugiés syriens, rappelant les millions de dollars d'aides octroyés et l'accueil de plus de 100.000 Syriens depuis 2011.

Crise des migrants: les Emirats arabes répondent aux critiques

© REUTERS

"Depuis le début de la crise en 2011, les Emirats ont accueilli plus de 100.000 Syriens à qui ils ont accordé des permis de résidence", a indiqué un responsable émirati à l'AFP. Environ 250.000 Syriens vivent actuellement dans ce riche pays du Golfe, selon lui. En plus, a-t-il souligné, les Emirats ont fourni des aides totalisant 530 millions de dollars depuis le début de la guerre en Syrie et promis une aide supplémentaire de 100 millions en janvier 2015.

L'accueil très limité par les riches pétromonarchies du Golfe de réfugiés de Syrie a suscité critiques et interrogations sur la solidarité arabe, alors que des milliers de personnes risquent leur vie pour parvenir en Europe, qui a décidé d'en accueillir des dizaines de milliers. De telles critiques sont relayées sur les réseaux sociaux, avec des hashtags comme "Accueillir des réfugiés est une obligation pour le Golfe".

A la fin août, plus de 4 millions de Syriens avaient fui leur pays ravagé par la guerre, dont 1,1 million ont trouvé refuge au petit Liban voisin. La fédération des Emirats compte plus de neuf millions d'habitants, en majorité des étrangers. Son économie florissante attire des millions d'investisseurs et des personnes à la recherche d'emplois. Les six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG - Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar) ont dépensé des milliards de dollars en aide humanitaire pour améliorer la vie des centaines de milliers de Syriens entassés dans les camps installés dans les pays voisins (Liban, Jordanie, Turquie). Mais lorsqu'une partie de ces réfugiés décident de quitter ces camps pour tenter leur chance ailleurs, ils regardent plutôt vers les pays occidentaux, en particulier européens, en dépit des risques du voyage.

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