12/10/16 à 12:30 - Mise à jour à 12:39

"Contre un ennemi comme Daech, la signification même de la guerre est problématique"

Le Moyen-Orient rend fataliste, chacun le sait. Mais voir simultanément l'aviation russe martyriser Alep, tandis que les forces américaines s'apprêtent à lancer l'assaut contre Mossoul, "capitale" de l'organisation Etat islamique, ajoute au malaise.

Bien sûr, il ne faut en aucun cas établir un parallèle, comme le feraient certains complotistes, entre l'inhumanité totale d'Assad ou de ses alliés (Russes, Iraniens, miliciens chiites du Hezbollah libanais), à Alep, et les " dommages collatéraux " qui seront inévitablement causés par l'offensive de la coalition anti-Daech, à Mossoul. Il faut détruire la monstruosité nommée Daech - sans hésitation. Mais, dans le camp des démocraties, où la moindre initiative militaire fait débat, une question légitime se pose : peut-on se satisfaire du fait que Barack Obama a décidé de réagir militairement avant l'élection présidentielle américaine, alors qu'il s'est obstinément re...

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