Alep : "Il n'y a pas des tueurs plus humains que d'autres"

28/11/16 à 09:30 - Mise à jour à 09:32

Source: Le Vif/l'express

Issa Touma, artiste à Alep, vient de remporter le prix du festival de Londres pour son court-métrage 9 days - From my window in Aleppo. Persuadé que l'art peut rapprocher les citoyens, et les éloigner du fanatisme, ce Syrien a choisi de rester dans la ville martyre.

Vous êtes invité ces semaines-ci dans des festivals en Europe, avant de retourner chez vous à Alep, dans la partie contrôlée par le régime. A quoi ressemble Alep aujourd'hui ?

Deux tiers de la ville sont intacts, et un million de personnes y vivent toujours. Ce qu'on voit sur les images télé, c'est la ligne de front. Or, les gens continuent d'aller à leur travail, à l'université, à l'école... Ce sont eux, les héros de la guerre. Le mois dernier, j'ai été ébahi d'apprendre qu'une vingtaine de familles étaient de retour en ville après un exil en Europe, en Arménie ou au Liban. Et pourquoi reviennent-elles ? Parce que d'autres y sont restées, sans qui la vie se serait éteinte dans Alep.
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