France: "pas de plan social" à Florange, "nationalisation transitoire" écartée

30/11/12 à 22:20 - Mise à jour à 22:20

Source: Le Vif

(Belga) Le géant de l'acier ArcelorMittal investira 180 millions d'euros sur 5 ans sur le site français de Florange (nord-est) et ne fera "pas de plan social", a annoncé vendredi le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui a "écarté la nationalisation transitoire" du site au regard des "engagements" du groupe.

Dans une déclaration, M. Ayrault a ajouté que le groupe s'engageait également à "maintenir les hauts-fourneaux" de Florange en l'état dans l'attente de la réalisation du projet de captage et de stockage de CO2 Ulcos, dans lequel l'Etat pourrait augmenter sa participation et qui doit recevoir l'accord pour des financements européens dans les prochaines semaines. Les négociations étaient en cours depuis trois jours entre ArcelorMittal, qui souhaitait fermer une partie du site, et le gouvernement socialiste, qui menaçait de le nationaliser. "Le gouvernement a écarté la nationalisation transitoire" au regard des "engagements inconditionnels" d'Arcelormittal, a précisé à la presse M. Ayrault. "L'Etat prendra autant que nécessaire des participations dans des entreprises stratégiques dont la survie serait en jeu, comme cela a été le cas avec Alstom", a toutefois ajouté le Premier ministre, soulignant que l'Etat devait "investir lui-même dans des projets d'avenir pas immédiatement rentables". Bien au-delà de son poids réel (650 salariés sur les 20.000 d'ArcelorMittal en France), le site lorrain de Florange est devenu le symbole de la désindustrialisation française, 750.000 emplois perdus depuis dix ans, contre laquelle le gouvernement a annoncé récemment un "pacte de compétitivité". Ce dossier est un symbole à fort enjeu politique pour le président François Hollande. C'est à Florange qu'il s'était engagé pendant la campagne présidentielle à faire voter une loi pour contraindre les groupes qui ferment des usines à les céder à un repreneur. (DGO)

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