Un pays européen sur deux s'oppose aux OGM approuvés par la Commission

01/10/15 à 19:15 - Mise à jour à 19:15

Source: Belga

La moitié des Etats membres de l'UE ont signifié à la Commission européenne leur souhait de s'opposer à la culture d'OGM sur tout ou une partie de leur territoire, a indiqué un porte-parole de la Commission européenne jeudi. Pour Greenpeace, cela prouve qu'il est temps que l'institution "pousse sur le bouton pause de l'approbation des semences génétiquement modifiées".

Un pays européen sur deux s'oppose aux OGM approuvés par la Commission

© Image Globe

Les Etats membres de l'UE ont jusqu'au 3 octobre pour signifier à la Commission européenne qu'ils souhaitent ne pas autoriser la culture d'OGM sur leur territoire, comme leur laisse le choix une directive européenne.

A ce stade 14 d'entre eux, soit la moitié de l'UE, ont notifié à la Commission leur intention de ne pas cultiver sur leur territoire une semence de maïs génétiquement modifiée approuvée par la Commission européenne et sept autres en cours d'approbation. La Belgique fait partie du lot, mais a notifié cette intention pour le territoire wallon uniquement. Les autres pays sont la Lettonie, la Grèce, la Croatie, la France, l'Autriche, la Hongrie, les Pays-Bas, la Pologne, la Lituanie, du Royaume-Uni (pour le Pays de Galles, l'Ecosse et l'Irlande du Nord uniquement), et plus récemment la Bulgarie, Chypre et l'Allemagne (hors usage pour la recherche).

D'autres capitales pourraient encore se manifester, affirme le porte-parole de la Commission européenne, Enrico Brivio, comme l'Italie, le Danemark ou la Slovénie.

Greenpeace se réjouit de ce qu'il considère comme un désaveu, car que l'interdiction de culture d'OGM concernerait à ce stade plus de 60% des terres arables en Europe.

Selon la directrice chargée des politiques alimentaires auprès de l'ONG, Franziska Achterberg, c'est le signal qu'un nombre croissant de gouvernements "rejettent la volonté de la Commission européenne d'approuver des semences génétiquement modifiées", puisqu'ils refusent les évaluations de sécurité de l'institution et "choisissent de protéger leur agriculture et leur alimentation."

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