L'UE donne son feu vert à la culture de maïs transgénique

12/02/14 à 11:31 - Mise à jour à 11:31

Source: Le Vif

Un nouveau maïs OGM, le TC1507, vient d'être autorisé à la culture en Europe, et ce malgré l'opposition de dix-neuf pays de l'Union.

L'UE donne son feu vert à la culture de maïs transgénique

© Thinkstock

Faute d'un consensus entre États membres, le nouveau maïs OGM, du groupe américain Pioneer, pourrait se retrouver très prochainement dans l'assiette des consommateurs européens.

Seuls cinq États - l'Espagne, le Royaume-Uni, la Suède, la Finlande et l'Estonie - ont voté en faveur de l'introduction du TC1507 dans l'Union européenne. Quatre - l'Allemagne, la Belgique, le Portugal et la République tchèque - se sont abstenus, ce qui revient à soutenir les pays favorables au maïs OGM. Et 19 ont voté contre.

Cependant, comme l'affirme Tonio Borg, le commissaire chargé de la Santé et de la Consommation, "il n'y a pas de majorité qualifiée contre la décision et la Commission européenne doit approuver cette autorisation de culture".

Chaque pays aura toutefois le droit, par la suite, d'interdire la production de cet OGM sur son propre territoire.

C'est déjà le cas à Bruxelles, première ville européenne à interdire les cultures OGM sur son territoire, le danger de contamination des autres cultures y étant trop important, et la prévention trop coûteuse.

Le Parlement français devrait quant à lui adopter, le 10 avril, une proposition de loi interdisant la culture du maïs transgénique en France, en particulier ce maïs TC1507.

Cependant, la disposition n'empêche pas de nombreux pays de l'Union d'exprimer leur mécontentement, car ils voient dans cette autorisation une porte ouverte à la culture d'OGM dans l'UE. Ceux-ci y sont actuellement peu cultivés - seule la culture du maïs OGM de Monsanto MON810 y est autorisée - mais massivement importés.

La France a par ailleurs déploré le fait qu'une "minorité de pays soit susceptible d'imposer un choix à une majorité".

Simone Peter, la dirigeante des Verts en Allemagne, a quant à elle estimé que le gouvernement de son pays avait "raté une occasion historique d'être une voix claire contre le génie génétique en Europe".

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