Des associations plaident pour mettre un terme à la guerre contre la drogue

25/06/14 à 15:27 - Mise à jour à 15:27

Source: Le Vif

(Belga) Des centaines d'activistes se rassembleront jeudi, en marge de la Journée internationale contre l'Abus et le Trafic de Drogues, dans différentes villes à travers le monde pour sensibiliser l'opinion publique "aux dommages causés par les politiques actuelles relatives aux drogues", indique La Ligue des Droits de l'Homme (LDH) mercredi dans un communiqué. La campagne, intitulée "Soutenez. Ne Punissez Pas", menée par diverses associations, exhorte les gouvernements à mettre fin à la guerre contre la drogue.

Des associations plaident pour mettre un terme à la guerre contre la drogue

A Bruxelles, des usagers de drogues, des professionnels de la santé et des représentants de la société civile se rassembleront au pied de l'Atomium jeudi 26 juin à 13h. "Au lieu de punir les usagers de drogues, nous devrions leur offrir des services répondant aux problèmes sociaux ou de santé auxquels ils sont confrontés, tout en respectant leurs droits humains", affirme Ann Fordham, Directrice du Consortium International sur les Politiques des Drogues (IDPC). Selon les organisations à l'initiative du mouvement, dont la LDH, la guerre contre la drogue est impossible à gagner et génère des dépenses injustifiées. Elle a également alimenté les violations des droits humains et a mené à l'incarcération massive des plus vulnérables et des plus pauvres. Malgré des milliards de dollars investis au niveau mondial, sa mise en oeuvre est un échec. En Belgique, "62% des dépenses publiques liées aux drogues illégales sont affectées à la sécurité, 34% à l'assistance et seulement 3% à la prévention et 1% à la réduction des risques", déplore le directeur de la Fédération Bruxelloise des Institutions pour Toxicomanes, Sébastien Alexandre. "Il est temps qu'on rééquilibre quelque peu cette balance déficitaire". "En optant pour une approche sécuritaire de l'usage de drogues, les gouvernements successifs s'éloignent d'une approche globale et intégrée du phénomène", commente pour sa part le président de la LDH Alexis Deswaef, qui plaide pour que le prochain gouvernement belge clarifie la réglementation de l'usage de drogues et mette en oeuvre une politique de réduction des risques volontariste et respectueuse des droits et libertés des usagers. (Belga)

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