Birmanie - Le gouvernement autorise la publication de seize quotidiens privés en avril

26/03/13 à 09:01 - Mise à jour à 09:01

Source: Le Vif

(Belga) Le gouvernement de la Birmanie, officiellement appelée Union du Myanmar, a donné l'autorisation à seize groupes de presse de publier des journaux quotidiens à partir du mois d'avril, mettant ainsi fin à cinq décennies de monopole d'état, rapporte le journal officiel du régime mardi.

Birmanie - Le gouvernement autorise la publication de seize quotidiens privés en avril

Le comité central de supervision des imprimeurs et éditeurs du gouvernement a accordé une autorisation à huit nouveaux groupes de médias de publier des quotidiens à partir du premier avril, rapporte le quotidien d'état Mirror. Le nombre total de licences s'élève ainsi à seize. Le 1er mars, huit autres groupes de presse avaient également obtenu une licence. Le journal du parti de la chef de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi fait partie de ceux qui ont obtenu l'autorisation de publier quotidiennement, a indiqué mardi la Ligue nationale pour la démocratie (LND). The Mirror, un journal en langue birmane, est l'un des trois quotidiens d'état qui monopolisent l'information depuis 1962, lorsque toute la presse avait été nationalisée après le coup d'Etat militaire du général Ne Win et l'instauration d'un régime socialiste. Les médias birmans figuraient parmi les moins libres au monde lors de la dictature militaire (1962-2010). Depuis l'arrivée de Thein Sein, un ancien militaire, à la tête de l'Etat en 2011, plusieurs réformes ont été mises en oeuvre, parmi lesquelles la libéralisation de la presse et la fin de la censure. Le gouvernement avait prévu plus tôt ce mois-ci de voter une nouvelle loi régissant les médias. Le vote avait finalement été reporté en raison de vives critiques d'organisations nationales et internationales de liberté de la presse et de certains membres du Parlement. Le projet de loi proposait d'interdire les articles critiquant la Constitution rédigée par les militaires en 2008 et aurait interdit la publication d'informations qui pourraient troubler l'ordre public. (OSA)

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