Yves Leterme demande une amélioration urgente de l'enseignement francophone

15/01/13 à 13:41 - Mise à jour à 13:41

Source: Le Vif

L'ex-Premier ministre Yves Leterme, actuel secrétaire général adjoint de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a appelé à une amélioration urgente de l'enseignement francophone en Belgique, rapporte mardi La Libre Belgique.

Yves Leterme demande une amélioration urgente de l'enseignement francophone

© Belga

"En ce qui concerne la Wallonie et la Communauté française, il faut améliorer urgemment les résultats des efforts déployés dans le système éducatif", a-t-il déclaré lors d'une conférence sur les enjeux socio-économiques, à l'invitation du Conseil économique et social de Wallonie (CESW), l'organisme de concertation entre patronat et syndicats du sud du pays.

Evoquant le classement mondial en matière d'éducation, M. Leterme a expliqué que l'OCDE était en train de préparer la nouvelle édition de l'étude uniformisée Pisa: "En 2009, la Communauté française n'avait déjà pas de très bons résultats au niveau de la lecture et des mathématiques. Eh bien, en ce qui concerne la Belgique, il y a un problème vraiment très important au niveau de la Communauté française, en Wallonie comme à Bruxelles", a-t-il dit.

Pour améliorer la situation, M. Leterme préconise de lutter "encore plus efficacement" contre le décrochage scolaire. "Il faut aussi améliorer la connaissance des langues des jeunes issus de familles immigrées", a-t-il ajouté. Enfin, il estime qu'il faut décloisonner la formation professionnelle et encourager la formation continue dans les entreprises.

La ministre de l'Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet a dit mardi partager le constat du secrétaire général adjoint de l'OCDE. "Beaucoup de progrès restent à faire", reconnaît aisément son cabinet. "Mais en 2009, la Communauté française avait enregistré en lecture une progression significative par rapport au choc qu'avait constitué l'étude PISA de 2000", fait-on valoir.

La ministre met en garde contre le risque, à ne pas suffisamment prendre en compte les progrès, de démotiver les acteurs de l'enseignement. Elle souligne aussi une caractéristique de l'étude PISA, qui teste les élèves à un âge déterminé (15 ans) et non sur le niveau d'étude. Ce critère est défavorable pour une Communauté française où l'on pratique beaucoup le redoublement. "Les élèves en retard n'ont pas vu la matière", résume-t-on.

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