Un weekend sans faire le plein

14/04/11 à 15:35 - Mise à jour à 15:35

Source: Le Vif

Les prix du carburant ne cessent de battre des records ces dernières semaines et on prédit une hausse jusqu'à deux euros le litre d'essence. Face à cela, la communauté facebookienne s'est mobilisée et appelle les internautes à boycotter les pompes à essence ce weekend.

Un weekend sans faire le plein

© Jupiter

1.4630 euros le litre de diesel et 1.6600 euros le litre d'essence, ce sont les prix officiels pour aujourd'hui et ils risquent d'encore augmenter ces prochains jours.

"Stop a la flambée du prix des carburants", un groupe Facebook, propose aux internautes une action concrète ce weekend pour tenter d'arrêter ces enchères qui rabotent toujours un peu plus le pouvoir d'achat des Belges.

Plus de 50.000 personnes sont déjà inscrites à l'événement et devraient, en théorie, participer à cette action qui consiste à ne pas faire le plein de carburant ce weekend. "N'achetez que le nécessaire pour vos déplacements", précise les instigateurs du mouvement.

L'initiative est largement saluée par les internautes, à en croire les commentaires postés sur le mur de l'événement.

Pourquoi cette hausse ?


Pour se justifier, les instances européennes invoquent l'écologie, conscientes qu'une diminution du coût des carburants ne ferait qu'augmenter la consommation et les émissions de dioxyde de carbone. Preuve qu'elle ne fera pas machine arrière, la Commission a présenté hier son projet d'instaurer une taxe carbone dont la conséquence serait notamment une augmentation du prix du charbon et du diesel.

A cause des révoltes arabes, la production mondiale a fortement chuté. Ce qui fait augmenter le prix du baril de pétrole et se répercute sur le prix à la pompe.

Inversement, le Japon (un des plus grands consommateurs de pétrole du monde) a vu son économie ralentir brusquement suite à la catastrophe du 11 mars. Sa consommation de pétrole a du même coup été ralentie, laissant sur le marché une quantité de pétrole sans acheteur. Ce qui a fait baisser le prix du baril.

Mathilde Perrin

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