Toxicomanie : bientôt une "salle de shoot" à Bruxelles ?

10/11/16 à 08:16 - Mise à jour à 09:06

Source: Le Vif/l'express

Pour canaliser la toxicomanie dans l'espace public, une salle de consommation à moindre risque vient de s'ouvrir à Paris, près de la gare du Nord. Un tel dispositif pourrait bientôt voir le jour dans la capitale belge. Le débat est en cours.

Avec ses cheveux, Tina tente de cacher les marques sur son visage. Ses doigts portent de faux ongles, rose bonbon. Des chaussures à semelles compensées allongent ses jambes serrées dans un jean délavé taille basse. Sa démarche est saccadée. Tina est un peu speed. Elle a besoin de fumer du crack. Cette fois, elle va pouvoir le faire proprement : elle s'apprête à entrer dans la salle de consommation à moindre risque (SCMR) qui vient d'ouvrir ses portes dans une aile de l'hôpital Lariboisière, près de la gare du Nord, à Paris. La salle s'adresse aux usagers de drogues en situation de grande précarité, qui vivent et s'injectent dans la rue, derrière un muret, un buisson, dans un hall d'immeuble ou entre deux voitures. Et ils sont nombreux aux abords de la plus grande station ferroviaire d'Europe : dans ce vaste " gare monde ", comme l'appelle Rémi Féraud, le maire socialiste de cet arrondissement de Paris, le Xe. L'édile fait partie de ceux qui ont permis de concrétiser ce projet porté par l'association Gaïa, spécialisée dans la prise en charge socio-sanitaire des usagers de drogues, la prévention et la réduction des risques. Un budget de 1,2 million d'euros, financé par l'Agence régionale de santé et le Conseil de Paris, permet une ouverture de la salle 7 jours sur 7, de 13 h 30 à 20 h 30. Les usagers reçoivent du matériel d'injection ou d'inhalation stérile, et un encadrement social et médical.
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