Tintin et Le Lombard, 70 ans de bonnes histoires

26/09/16 à 08:00 - Mise à jour à 08:35

Les jeunes de 7 à 77 ans en sont convaincus : les éditions et le journal nés en 1946 ont fait de la Belgique le centre du monde de la BD pendant plus d'un demi-siècle. Une belle histoire remplie de mille autres, parfois chaotiques. Et toujours sous l'ombre tutélaire d'Hergé.

"Illustré de bonne tenue, instructif et éducatif, sans être ennuyeux." Telle fut la définition que donna longtemps Raymond Leblanc à son journal Tintin, le mythique hebdomadaire des jeunes (un moment, des "superjeunes"), de 7 à 77 ans. Et ce sont probablement déjà les mots que l'homme d'affaires, né à Longlier, non loin de Neufchâteau, en 1915, prononça face à Hergé au sortir de la Seconde Guerre mondiale, pour le convaincre de le rejoindre et surtout d'apposer le nom de son jeune héros au frontispice de sa belle idée. Nous étions alors en 1946, et le duo ne pouvait se douter qu'allait se jouer là l'histoire du neuvième art, alors qu'à Marcinelle on relançait l'imprimerie du magazine Spirou. Deux aventures industrielles et artistiques qui figurent désormais dans tous les livres d'histoire de la bande dessinée, et dans les dictionnaires, et dont personne ne pouvait alors imaginer la portée : Hergé et Leblanc allaient offrir ce jour-là à la Belgique une renommée mondiale, donnant longtemps le "la", à la fois de la culture populaire, et de ce que personne n'appelait encore l'art séquentiel narratif. Une belle histoire donc, pourtant loin d'être gagnée. En 1946, il fallait être fou pour miser un centime sur Hergé.
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