Test-Achats met en garde contre certains sites de rencontre

25/08/14 à 18:08 - Mise à jour à 18:08

Source: Le Vif

Certains sites de rencontre belges ne respectent pas les lois, dénonce Test-Achats dans un communiqué lundi. Le magazine juridique de l'association a réalisé une enquête auprès de neuf sites belges et les irrégularités les plus fréquemment constatées concernent le délai de réflexion légal et la reconduction tacite des contrats.

Test-Achats met en garde contre certains sites de rencontre

Le marché des sites de rencontre a le vent en poupe en Belgique. Le pays recense en effet une dizaine de sites. Si la plupart s'en tiennent aux prescriptions légales, certains d'entre eux n'hésitent pas à s'arranger avec la loi. C'est ce qu'il ressort d'une étude de neuf sites de rencontre réalisée par Budget & Droits, le magazine juridique et financier de l'association de protection des consommateurs.

Test-Achats s'est intéressé à l'accessibilité des informations, au respect des principaux droits des consommateurs, comme le délai de réflexion légal et la protection de la vie privée, et aux éventuels pièges cachés que les internautes étaient susceptibles de rencontrer en s'inscrivant sur neuf sites de rencontre: 50plusmatch, Attractive World, Be2.be, C-date, Elitedating, Gleeden, Meetic, Parship et Rendez-vous.be.

L'infraction la plus fréquente est le non-respect des règles de prolongement tacite d'un contrat. Ces dernières n'apparaissent bien souvent pas dans les conditions générales en gras et dans un cadre distinct comme précisé par la loi. La législation prévoit également un délai de réflexion de 14 jours pendant lequel le contrat peut être annulé sans aucun frais. Attractive World, Gleeden et Meetic ne respectent pas la loi, et parlent d'un délai de sept jours. 50plusmatch et Rendez-vous.be vont encore plus loin et n'en accordent aucun.

Contacté par Belga, le SPF Économie affirme contrôler régulièrement les sites de rencontre cités, certains l'ont notamment été en 2014 et agissaient en toute légalité. Néanmoins la transposition d'une directive européenne sur le droit des consommateurs en mai dernier a allongé la durée du délai de réflexion à 14 jours. "Certaines modifications ont d'ores et déjà été faites par les sites", souligne une porte-parole du SPF Économie, "mais tout n'est pas encore en ordre", admet-elle.

"Nous attendons les conclusions détaillées de l'étude de Test-Achats pour mener notre propre analyse", conclut-elle.

En savoir plus sur:

Nos partenaires