Terrorisme : le silence des artistes

04/02/16 à 13:28 - Mise à jour à 13:27

Source: Le Vif

Le terrorisme a changé notre quotidien. La peur, la tétanie et l'horreur rôdent. Mais où sont les artistes pour le dire ?

La guerre est un thème récurrent dans l'art. Les musées sont remplis de ces images de champs de bataille composées avec génie parfois, lourdeur souvent, par les peintres anciens. Rois, princes et dictateurs, ils ont tous eu leurs scènes de victoire. Pourtant, il y eut bien, de siècle en siècle, des moments où les artistes, révulsés par l'horreur et la violence des hommes, prenaient le crayon ou le pinceau pour le dire. Le hurler. Et de citer, depuis le XVe siècle : "les pendus" de Pisanello ; Le triomphe de la mort de Bruegel ; la douleur exprimée dans la Crucifixion de Grünewald ; les scènes de pillages, viols et assassinats dans Les grandes misères de la guerre, suite d'eaux-fortes de Jacques Callot ; les Désastres de la guerre, ensemble de gravures de Goya ; la série Der Krieg d'Otto Dix ou encore le Guernica de Picasso. Oui, face à l'héroïsme et le fanatisme, il y a le pire et l'effroi. Et face aux guerriers, les populations. Nous. Aujourd'hui, le terrorisme est là. Et avec lui, le retour de la peur et de l'horreur. Mais qui pour en traduire l'intensité, l'émotion ? Qui pour désigner l'ennemi ?
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