Schengen : Il faut un contrôle systématique aux frontières

07/12/15 à 16:13 - Mise à jour à 16:13

Source: Belga

De nombreux aspects de la lutte contre le terrorisme progressent, a expliqué lundi le coordinateur de l'Union européenne pour la lutte contre le terrorisme, le Belge Gilles de Kerchove.

Schengen : Il faut un contrôle systématique aux frontières

Gilles de Kerchove © Belga

Mais, si les Etats échangent régulièrement des informations, ils n'utilisent pas suffisamment les plateformes communes pour le faire, regrette-t-il. Il faut aller vers un contrôle systématique lors du passage des frontières extérieures de l'espace Schengen, plaide-t-il également.

M. de Kerchove a participé lundi aux travaux de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, dont la commission des questions politiques et de la démocratie se réunissait au Sénat belge. A l'ordre du jour: les combattants étrangers en Syrie et en Irak. "Je soutiens complètement le travail du Conseil de l'Europe, complémentaire à celui de l'Union européenne", a déclaré le coordinateur à l'issue de la réunion. "Le Conseil de l'Europe vient par exemple d'adopter une convention qui définit en termes juridiques ce qu'est un combattant étranger. C'est très utile."

Après les attentats perpétrés à Paris le 13 novembre, les ministres européens ont convenu d'approfondir les mesures déjà décidées à la suite des attaques contre Charlie Hebdo en janvier. Et cela avance, selon Gilles de Kerchove. "Je félicite l'accord des ministres de l'Intérieur sur le Passenger Name Record" (PNR), a-t-il notamment souligné. Le système PNR, qui permet d'enregistrer les données de vol des passagers, doit cependant encore recevoir l'approbation du Parlement européen.

La Commission européenne a en projet un paquet de mesures qui doit améliorer les contrôles aux frontières de l'Union, relève aussi Gilles de Kerchove. Pour lui, "nous devons aller vers un contrôle systématique à chaque passage des frontières extérieures de l'espace Schengen". Un tel mécanisme existe déjà aux Etats-Unis, et "la technologie le rend tellement facile et rapide". "C'est faux de dire que les Etats n'échangent pas d'informations entre eux. Mais ils doivent utiliser de manière beaucoup plus systématique les plateformes communes pour le faire: le Système d'information Schengen (SIS), Europol et Interpol", a par ailleurs affirmé le coordinateur.

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