Remplacement des F-16: Rafale promet des retombées industrielles en Belgique

26/11/14 à 07:53 - Mise à jour à 07:53

Source: Belga

Le Groupement d'intérêt économique (GIE) Rafale, qui produit l'avion de combat éponyme, s'est engagé mardi à fournir d'importantes retombées industrielles à la Belgique et une coopération "durable" si elle choisissait l'appareil français pour succéder à ses F-16 vieillissants.

Remplacement des F-16: Rafale promet des retombées industrielles en Belgique

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La proposition française au gouvernement belge comportera "un transfert de technologie à 100%", sans aucune restriction, et un "programme de coopération industrielle qui assure à la Belgique un retour économique au moins équivalent à l'investissement qu'elle fera dans le remplacement des F-16", a affirmé mardi soir le vice-président principal de Dassault Aviation et directeur du bureau bruxellois du GIE Rafale, Yves Robins, lors d'une réception à la résidence de l'ambassadeur de France en Belgique, Bernard Valero.

Le transfert de technologie assurera une "commonalité (similitude, ndlr) totale" entre les avions (Rafale) belges et français, mais également la possibilité pour les industriels belges d'être "pleinement associés au support de la flotte" d'appareils de deux pays, a-t-il précisé devant un parterre d'industriels et de militaires belges et français.

En ce qui concerne la coopération industrielle, les entreprises françaises - les trois membres du GIE - Dassault Aviation, Snecma (groupe Safran) et Thales ainsi que leurs quelque 500 sous-traitants - "ne privilégient pas une approche comptable mais plutôt une stratégie de coopération à moyens et long termes qui soit réellement structurante pour l'avenir de l'industrie aéronautique belge.

M. Robins a souligné que les coûts d'achat et d'utilisation du Rafale sur la durée de vie de l'appareil étaient "connus, modérés, prouvés, garantis et sans dérive", égratignant ainsi au passage un rival, l'avion de combat américain F-35 Lightning II, dont le développement a connu retards et dépassements des coûts.

Le responsable de Dassault a aussi promis "une intégration complète de la Belgique comme partenaire dans le programme Rafale pour la définition des futurs standards (de l'avion) dans les 40 prochaines années.

En ouvrant un bureau à Bruxelles, l'industrie aéronautique française "entre officiellement en lice" pour le marché de la succession du F-16, a lancé M. Valéro, en exprimant l'espoir que la compétition "soit la plus loyale possible".

Lui aussi a souligné le caractère "omnirôle" du Rafale, un avion de combat polyvalent qui a fait ses preuves en Afghanistan, en Libye, au Mali et plus récemment en Irak contre le groupe terroriste Etat islamique (EI). Comme ambassadeur, "je suis heureux de participer à cette aventure", a lancé M. Valero.

La Défense a adressé début juin à cinq agences étatiques, deux américaines et trois européennes, une demande d'information concernant cinq avions de combat existants et susceptibles de succéder aux F-16 dans le cadre du "Belgian Defence - Air Combat Capability (ACCap) Successor Program", un marché d'au moins quatre milliards d'euros.

Les cinq agences étatiques interrogées sont le Joint Program Office (JPO), qui pilote le programme de chasseur F-35 Lightning II du groupe Lockheed Martin, le US Navy PMA 265 pour le F/A-18E/F Super Hornet de Boeing, la Direction générale de l'Armement (DGA) du ministère français de la Défense pour le Rafale de français Dassault, la Swedish Defence and Security Export Agency (FXM) pour le JAS-39E de Saab et le UK Trade and Investment Defence and Security Organisation (UKTI DSO) du ministère britannique de la Défense pour l'Eurofighter d'Airbus Group.

Ces agences devront fournir, d'ici la fin du mois de novembre, des données chiffrées et notamment évaluer le nombre d'appareils nécessaires selon elles pour assurer les missions demandées, en Belgique et à l'étranger, ainsi que l'entraînement au quotidien des pilotes.

La Défense espère obtenir en 2018 du prochain gouvernement l'autorisation d'acquérir un nouvel avion de combat pour succéder aux F-16 vieillissants entre 2023 et 2028, année de la fin de vie prévue des derniers exemplaires de cet appareil.

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