Ras-le-bol généralisé au MR vis-à-vis de la N-VA et en particulier de Theo Francken

27/12/17 à 06:59 - Mise à jour à 14:32

Source: Belga

"Avec l'affaire du Soudan, nous sommes parvenus aujourd'hui aux limites de ce qui est déontologiquement supportable", relève l'eurodéputé libéral Gérard Deprez (MR) et proche du Premier ministre Charles Michel, dans les lignes de L'Echo mercredi. Le quotidien affirme qu'au MR, c'est le 'ras-le-bol' généralisé par rapport à la N-VA, et singulièrement son secrétaire d'Etat à l'Asile Theo Francken.

Ras-le-bol généralisé au MR vis-à-vis de la N-VA et en particulier de Theo Francken

© AFP

"On ne peut pas le dire autrement que comme ceci: renvoyer des gens vers le Soudan, c'est inacceptable", souligne Gérard Deprez. "Et on ne peut pas se retrancher derrière le fait que d'autres Etats européens procèdent de la sorte également, on ne collabore pas avec les services d'une dictature. Pour moi, ainsi que pour de nombreux électeurs MR, c'est à la limite du supportable", fustige le libéral.

Dans les rangs libéraux, plusieurs sources anonymes (ministériel et parlementaire) s'insurgent contre le secrétaire d'Etat Francken et la déloyauté de la N-VA vis-à-vis du Premier ministre. "Sans respect de la hiérarchie gouvernementale, il ne reste rien. Que Francken démissionne ou que Charles le fasse démissionner. On en a ras-le-bol, il pousse le Premier ministre à la faute et nous, comme de loyaux bons petits soldats, on doit venir le défendre au Parlement. Cela n'est plus admissible", enrage un influent député dans l'analyse du quotidien.

Le Premier ministre renvoie aux résultats attendus de l'enquête

Le Premier ministre Charles Michel n'a pas souhaité réagir mercredi aux critiques au sein de son parti, le MR, sur l'attitude du secrétaire d'État Theo Francken (N-VA) dans l'affaire des expulsés soudanais qui auraient subi, à leur retour à Khartoum, de mauvais traitements voire de la torture.

"L'enquête (du Commissariat général aux Réfugiés et Apatrides, NDLR) sur les conséquences des rapatriements a été ouverte vendredi. Elle est indépendante. Mais elle nécessite un minimum de temps", a commenté le cabinet de M. Michel.

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