Radicalisation: "Il y a une masse de clichés et une méconnaissance du phénomène"

31/05/18 à 09:48 - Mise à jour à 10:46
Du Le Vif/L'Express du 31/05/18

Le combat contre le terrorisme passe par la prévention, l'éducation et la compréhension. Anciens prisonniers de guerre, Nicolas Hénin et Mourad Benchellali interviennent désormais pour développer la résilience de la société civile et des détenus face à la radicalisation et au terrorisme.

Soupçonné d'être membre d'Al-Qaeda, Mourad Benchellali a été emprisonné à Guantánamo de janvier 2002 à juillet 2004 et en France, dès son retour, jusqu'en janvier 2006. Reporter de guerre, Nicolas Hénin a, lui, été retenu en otage en Syrie par des djihadistes de juin 2013 à avril 2014. Hénin est libéré, Benchellali relaxé - il n'a jamais porté les armes et s'est fait embrigader à son insu. Les deux hommes reviennent en France où, progressivement, ils reconstruisent leur vie. Tourmentés et hantés par leur expérience, ils décident de s'en servir et d'en témoigner lors de conférences qu'ils organisent via leur think tank, Action Résilience , et l'association à but non lucratif Institut Action Résilience. La sensibilisation s'adresse aux jeunes en difficulté, étudiants, acteurs sociaux et population active. Mais l'action principale du duo se joue en prison, avec des détenus radicalisés à qui Mourad Benchellali et Nicolas Hénin racontent leur histoire. L'objectif ? Mener les prisonniers à la réflexion et les initier à la résilience.
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