Procès De Gelder : "vraiment une chance qu'on l'ait arrêté"

28/02/13 à 13:46 - Mise à jour à 13:46

Source: Le Vif

Les policiers arrivés en premier à la crèche Fabeltjesland de Termonde, où Kim De Gelder venait de perpétrer son massacre, sont venus témoigner jeudi matin devant la cour d'assises de Flandre orientale du "chaos total" qui régnait dans la crèche et de leurs difficultés à oublier ce qu'ils ont vu ce jour-là.

Procès De Gelder : "vraiment une chance qu'on l'ait arrêté"

© Belga

"Vijfde Januaristraat Termonde une crèche: un homme est entré avec un couteau et il serait en train de frapper tout le monde", c'est l'appel initial reçu par la police locale de Termonde. "Nous étions sur place à 10h27. Chaos total. Il y avait beaucoup de bruit, de la panique, des cris. Des personnes assises ou gisant, presque toutes avec de graves blessures. C'est inimaginable", a raconté l'inspecteur principal Danny Polfliet.

Il a également raconté comment les images de ce jour-là avaient continué à le hanter pendant des années. "Il faut littéralement enjamber des enfants blessés. C'est difficile de se débarrasser de ces images." "J'ai vu beaucoup de choses pendant ma carrière, notamment avec les Tueurs du Brabant. Mais ces images, avec les enfants, on ne les oublie jamais", a pour sa part témoigné le commissaire Lucien Van De Winckel.

Kim De Gelder a ensuite pris la parole. Il a développé une argumentation confuse, demandant à l'inspecteur principal Polfliet de lui énumérer les victimes. "Je souhaite l'apprendre de lui. Désolé de le dire comme ça, ça semble très égoïste, mais je veux que vous y colliez un numéro."

Le directeur de la police judiciaire fédérale de Termonde Luc Boterberg s'est réjoui que Kim De Gelder ait été arrêté. Interrogé par le président de la cour Koen Defoort, il a reconnu que "pas grand chose" n'aurait permis de retrouver Kim De Gelder si celui-ci était parvenu à rentrer chez lui pour teindre son vélo et changer sa couleur de cheveux. "Il y avait des traces, du sang et des empreintes digitales, mais nous n'aurions pu les comparer avec rien."

L'agent de quartier qui a interpellé Kim De Gelder une heure après la tuerie a expliqué que l'accusé "avait les yeux écarquillés, un air résolu et un léger sourire aux lèvres". L'avocat de Kim De Gelder a pris la parole en fin de matinée. Il a fait remarquer que la façon d'agir de Kim De Gelder à sa sortie de la crèche n'était pas réfléchie. "A mon avis, il a conçu les préparatifs avant les faits, mais n'a jamais bien réfléchi à ce qui devait se passer après les faits." Il a rappelé la thèse qu'il défend, à savoir que son client doit être reconnu irresponsable de ses actes.


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