Pourquoi les francophones sont-ils opposés à la fusion des zones de police à Bruxelles?

01/04/16 à 10:42 - Mise à jour à 10:42

Source: Vrt

Ceux qui pensaient que les attentats de Bruxelles feraient oublier les tensions entre les communautés se trompent lourdement. Dix jours après, la Belgique semble en effet bien partie pour une nouvelle crise communautaire.

Pourquoi les francophones sont-ils opposés à la fusion des zones de police à Bruxelles?

© AFP

Au grand dam des politiques bruxellois francophones, les partis flamands proposent à nouveau de fusionner les six zones de police à Bruxelles. Selon les politiques flamands, le découpage de Bruxelles en 19 communes et 6 zones de police est inédit en Europe et ne favorise ni la sécurité ni l'efficacité.

Interrogé par la VRT, Paul Ponsaers, criminologue à l'Université de Gand, estime que le découpage de la capitale en 6 zones de police est absurde. "Si on ne le fait pas maintenant, on ne le fera jamais", déclare-t-il. Il plaide également pour la fusion des communes bruxelloises en une seule métropole, comme Londres, qui compte pourtant dix fois plus d'habitants que la capitale belge.

"Un vieux fantasme"

Vincent De Wolf (MR), le bourgmestre d'Etterbeek, se dit résolument opposé à une fusion des six zones de police. Il explique sur les ondes de la VRT qu'il s'agit d'un vieux fantasme qu'il est malhonnête de ressortir dans l'émotion du moment. Il ajoute que la criminalité baisse à Bruxelles et malgré ce qui s'est passé, il déclare que les six zones ne compromettent pas l'efficacité de la police qui doit demeurer proche des habitants.

Invitée dans l'émission de la VRT Terzake pour clarifier les arguments des francophones, Véronique Lamquin du quotidien Le Soir, explique que l'unification des zones de police n'est pas négociable parce qu'elle vient des Flamands. Selon elle la création d'une seule zone de police mènerait à la fusion des 19 communes et à une gestion paritaire de Bruxelles alors que moins de 10% des habitants de la capitale sont néerlandophones. Elle ajoute que la fusion des zones de police rappelle la débâcle de BHV, où les francophones ont subi la volonté flamande.

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