Pour Charles Michel, le séparatisme est une "opinion", pas un "délit"

12/03/15 à 17:32 - Mise à jour à 17:36

Source: Belga

Il existe dans différentes régions d'Europe, des partis autonomistes, souverainistes, séparatistes, "c'est une opinion, ce n'est pas un délit", a indiqué jeudi le Premier ministre Charles Michel interrogé à la Chambre sur la participation de ministres N-VA de son gouvernement au Vlaams-Nationaal Zangfeest, un événement qui réunit différents courants de la cause indépendantiste flamande, jusqu'à la droite nationale, et fondé par un mouvement qui s'est compromis avec l'occupant allemand durant la seconde guerre mondiale.

Pour Charles Michel, le séparatisme est une "opinion", pas un "délit"

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Le vice-premier ministre N-VA Jan Jambon, déjà mis sur la sellette par l'opposition il y a quelques mois en raison de fréquentations sulfureuses, a participé à cette manifestation, dont il est un habitué, ainsi que le ministre de la Défense et de la Fonction publique Steven Vandeput, et le président de la Chambre, Sigfried Braecke.

"Ils ne représentaient pas le gouvernement et n'ont pas fait de déclaration", a souligné Charles Michel invité par Francis Delpérée (cdH) à se positionner en sa qualité de Premier ministre de l'équipe en place au sujet d'un événement "anti-belge".

Le député avait peu apprécié que le cabinet du Premier ministre renvoie l'opposition francophone à ses études à la manière de Lafontaine. "Vous chantez, j'en suis fort aise, et bien dansez maintenant. J'aime bien Lafontaine mais nous ne sommes pas là pour entendre une fable mais un discours politique", a-t-il réagi.

"Cette leçon ne vaut pas un fromage", a répliqué Charles Michel en revenant sur les faits. Le Premier ministre a également rappelé que feu Hugo Schiltz, figure de proue de la Volksunie, avait également participé au Vlaams-Nationaal Zangfeest à une époque où le PSC participait, avec lui, au gouvernement.

M. Schiltz ne représentait pas non plus le gouvernement à cette "fête" du chant flamand. Charles Michel a également fait référence à son prédécesseur, Elio Di Rupo, qui était aller soutenir François Hollande, lorsqu'il était candidat à la présidence française. "Je suis sensible à la liberté d'expression mais le problème n'est pas là", a répliqué M. Delpérée qui aurait souhaité entendre dans la bouche du Premier ministre qu'il en appelle à "un minimum de réserve et de discrétion" dans le chef de ses ministres et qu'il les invite "à ne pas fréquenter certaines assistances".

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