Plusieurs communes de la périphérie bruxelloise boycottent l'organisation des élections

18/05/10 à 09:19 - Mise à jour à 09:19

Source: Le Vif

Sur les 35 communes de Hal-Vilvorde, au moins 16 ont décidé de boycotter l'organisation des élections, arguant du fait que la Constitution ne leur permet pas de le faire. D'autres interdiront seulement aux partis francophones d'afficher sur les panneaux de campagne.

Plusieurs communes de la périphérie bruxelloise boycottent l'organisation des élections

© Belga

Au moins seize bourgmestres des 35 communes de l'arrondissement électoral de Hal-Vilvorde ne vont pas organiser les élections anticipées du 13 juin. Une dix-septième commune pourrait encore s'ajouter à la liste, selon un tour de table réalisé par le quotidien De Morgen publié mardi.

Les derniers collèges des échevins des 35 communes de l'arrondissement de Hal-Vilvorde doivent décider mardi et mercredi s'ils organisent ou non les élections anticipées du 13 juin prochain. Selon les dernières informations, seize communes boycotteront les élections, renvoyant l'organisation de celles-ci au gouverneur de la province du Brabant flamand, Lodewijk De Witte. Pour 34 communes, la décision est déjà prise ou quasiment, seule Liedekerke ne pouvait pas encore se prononcer.

"Nous suivons de façon solidaire l'avis de la Conférence des Bourgmestres et nous n'organiserons pas d'élections", indique-t-on entre autres à Gooik, Lennik, Hal, Overijse, Grimbergen, Herne, Pepingen, Meise, Londerzeel et Roosdaal. "Selon le texte de la Constitution, nous sommes dans l'impossibilité administrative d'organiser une élection légale. De plus, notre combat pour la scission n'aurait alors servi à rien."

Dans une dizaine d'autres communes, dont Galmaarden, Vilvorde, Merchtem et Steenokkerzeel, les bourgmestres vont bien se charger eux-mêmes de l'organisation des élections, mais ils ne mettront que peu, voire par du tout, de panneaux d'affichage à la disposition des partis francophones.

On constate par ailleurs que les bourgmestres qui refusent d'organiser les élections sont presque tous membres du CD&V, à deux exceptions près, conclut De Morgen.

La ministre de l'Intérieur, Annemie Turtelboom (OpenVLD) s'est dite fâchée contre la décision des bourgmestres. Certes, elle ne peut pas intervenir elle-même à l'encontre des bourgmestres. Ce sera plus tard à la justice de déterminer si quelqu'un doit être poursuivi. Mais elle n'a pas manqué de manifesté son mécontentement.

LeVif.be, avec Belga

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