Onkelinx entame ses consultations pour constituer un gouvernement bruxellois

30/05/14 à 15:32 - Mise à jour à 15:32

Source: Le Vif

La présidente de la fédération bruxelloise du PS, Laurette Onkelinx, a entamé vendredi après-midi des consultations en vue de la constitution du gouvernement bruxellois après le scrutin régional de dimanche.

Onkelinx entame ses consultations pour constituer un gouvernement bruxellois

© Belga Image

La vice-Première ministre fédérale sortante a débuté ces consultations en rencontrant à Bruxelles, en tête à tête, successivement le président du MR, Charles Michel, puis celui des FDF, Olivier Maingain, au Brussels Info Place (BIP), situé à deux pas du palais royal, a constaté sur place l'agence Belga.

Si Mme Onkelinx s'est refusée à tout commentaire, se contentant de raccompagner - et de faire la bise - à ses deux interlocuteurs après chaque entretien, les deux présidents de partis ont été un rien plus loquaces.

"On a eu un échange sur le programme, sur le projet, sur les propositions. Et c'est normal, les élections ont eu lieu et le Mouvement réformateur a fort progressé en Wallonie, à Bruxelles. Le moment est maintenant venu de voir comment on peut réaliser les engagements qui ont été pris", a brièvement affirmé M. Michel à la sortie de l'entretien qui a duré près de deux heures.

Il a cité comme mesures concrètes à réaliser un "plan de relance" et (des mesures pour) l'enseignement. "Pour le reste, nous verrons plus tard", a-t-il conclu.

Mme Onkelinx a ensuite rencontré dans la foulée le président des Fédéralistes démocrates francophones, Olivier Maingain, qui a fait état d'une "discussion approfondie sur notre vision d'avenir de Bruxelles, de ses grands enjeux", comme la formation (professionnelle), la qualification (des travailleurs), la mobilité et le financement futur de la Région.

"Nous avons fait part de notre volonté de mettre des accents nouveaux et de restructurer les priorités" dans la gestion de la Région bruxelloise, a-t-il ajouté, citant la lutte contre la dualité sociale et rejoignant ainsi un aspect du programme du PS.

Selon M. Maingain, les FDF sont toutefois aussi "soucieux de maintenir des classes moyennes" et de permettre à des familles jeunes de réussir un projet professionnel dans la capitale.

"Ce n'était que pour le moment la présentation de nos priorités", a résumé M. Maingain, qui s'est montré très prudent sur la composition d'une future majorité à Bruxelles - et sur la présence en son sein des FDF. "Il y a encore beaucoup de pas à franchir", a-t-il souligné.

Il ainsi admis que la formation d'un gouvernement en Wallonie "aura une certaine influence à Bruxelles". "On n'imagine pas des majorités totalement antagonistes entre Bruxelles et la Wallonie", a-t-il expliqué en s'interrogeant sur quels partis formeront "le binôme de base" à Namur. "On verra si un parti tel que le mien peut jouer un rôle", a poursuivi M. Maingain.

Le MR, tout comme les FDF, était dans l'opposition à la Région bruxelloise - et en Wallonie - lors des deux dernières législatures, avant leur séparation causée par des différents sur la 6e réforme de l'Etat.

Mais M. Maingain a affirmé vendredi sur Bel RTL, qu'au vu des résultats de son parti à Bruxelles, les FDF ambitionnaient de jouer un rôle en Région bruxelloise et à la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le MR souligne pour sa part qu'il est le grand vainqueur des élections du côté francophone alors qu'il a progressé partout en voix et en sièges.

Le président faisant fonction du PS, Paul Magnette, et Mme Onkelinx ont annoncé lundi leur intention de prendre des initiatives autour d'un projet "progressiste", tant en Wallonie qu'à Bruxelles.

Mme Onkelinx doit poursuivre ses consultations lundi en rencontrant des responsables du cdH (à 14h30), d'Ecolo (à 16h30) et du PTB-GO! (à 18h30). Elle rencontrera aussi le ministre bruxellois des Finances sortant, Guy Vanhengel (Open Vld), qui a entamé des consultations avec les partis néerlandophones en tant que chef de file du principal parti flamand à Bruxelles.

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