Oeufs contaminés: "La crise actuelle avait déjà été constatée mi-mai"

08/08/17 à 08:33 - Mise à jour à 10:27

Source: Belga

"La première contamination au fipronil dans notre pays a déjà été constatée à la mi-mai par une entreprise privée", a déclaré le député européen Bart Staes (Groen) au micro de la VRT. Selon lui, la Belgique a mis un mois et demi avant de prévenir les pays voisins.

Oeufs contaminés: "La crise actuelle avait déjà été constatée mi-mai"

© Reuters

L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) a été mise au courant des premiers cas de contamination au fipronil par une entreprise privée mi-mai, affirme l'eurodéputé. "Les autorités belges ont donc attendu plus d'un mois et demi avant de mettre ses voisins au courant. C'est alors que ceux-ci ont entamé leurs enquêtes."

L'élu fustige "la réaction extrêmement lente" de la Belgique. "Un mois et demi me semble une bien longue période pour réfléchir. Ils auraient dû intervenir bien plus vite", estime-t-il. "La lenteur de la réaction belge a suscité une certaine forme de panique au sein des autres Etats membres."

L'Afsca n'avait pas encore réagi à ces propos mardi matin.

"Nous n'avons jamais tenté de dissimuler quoi que ce soit"

Lundi, celle-ci se défendait qu'elle n'avait "jamais tenté de dissimuler quoi que ce soit". "Nous n'avons jamais tenté de dissimuler quoi que ce soit", s'est défendu lundi soir Herman Diricks, l'administrateur délégué de l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) sur la VRT. Invité de l'émission Terzake, il a défendu les décisions prises par son agence depuis le 2 juin, date des premiers signalements de présence de l'insecticide Fipronil dans des oeufs, jusqu'à aujourd'hui.

Tant sur la gestion du problème que sur la communication au grand public, M. Diricks a estimé que l'Afsca ne pouvait pas être pointée du doigt. Selon l'administrateur délégué, l'Agence a entièrement respecté la norme européenne "validée par la Commission européenne et utilisée par les Etats membres", estimant que la polémique à propos du seuil minimal utilisé par l'Afsca était due à un malentendu. M. Diricks a également annoncé que l'Agence était en train de travailler à la constitution d'un dossier volumineux à l'attention des ministres du gouvernement fédéral. L'ensemble des mesures prises depuis le déclenchement de la crise y sera détaillé, a-t-il assuré. "Nous allons expliquer tout ce que nous avons fait", a confirmé Herman Diricks, ajoutant que l'Afsca n'avait "jamais tenté de dissimuler quoi que ce soit", mais avait seulement voulu "communiquer sur base d'informations correctes et pertinentes"

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