Live Manifestation nationale : Kris Peeters chargé de renouer le dialogue social

06/11/14 à 08:00 - Mise à jour à 20:43

Le gouvernement fédéral a chargé le ministre de l'Emploi Kris Peeters de renouer en toute discrétion le dialogue social, a déclaré ce dernier jeudi à l'issue de la réunion entre les syndicats et le comité ministériel restreint à Bruxelles.

Manifestation nationale : Kris Peeters chargé de renouer le dialogue social

Kris Peeters © Belga

  • Marie Gathon

    La manifestation était plutôt bon enfant, un petit nombre l'a dégradée

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    . © Belga

    La manifestation nationale organisée par les syndicats à l'encontre du gouvernement fédéral était "plutôt bon enfant" et seul "un petit nombre de manifestants ont dégradé la situation en fin d'événement", a jugé le président du MR Olivier Chastel, jeudi soir sur la RTBF.

    Condamnant ces violences, M. Chastel n'en a pas moins souligné la nécessité d'entendre les inquiétudes exprimées, comme le gouvernement l'a fait à ses yeux en recevant en fin de journée les syndicats. Il relève à cet égard qu'il a fallu attendre cette manifestation pour que les syndicats "acceptent enfin l'invitation du Premier ministre".

    Le président du MR ne se dit pas étonné de l'ampleur de la mobilisation, dont il trouve une cause dans "la campagne orchestrée pendant des semaines par le PS", coupable à ses yeux d'avoir alimenté "un climat de haine" fait "de caricatures, de mensonges et d'exagérations".

    Après la mobilisation syndicale contre les mesures du gouvernement fédéral, le président du MR, dont le parti est dans l'opposition dans les entités fédérées du sud du pays, a fait observer que les syndicats "ne se sont pas encore beaucoup intéressés aux mesures du gouvernement wallon (PS-cdH, ndlr), qui toucheront le portefeuille du citoyen".

  • Marie Gathon

    Bruxelles envisage une plainte avec constitution de partie civile

    La Ville de Bruxelles envisage un dépôt de plainte avec constitution de partie civile à la suite des violences commises en fin de manifestation par quelque "200 dockers anversois et hooligans venus casser Bruxelles", a affirmé soir le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Yvan Mayeur (PS).

    Disant "condamner les agissements anti-sociaux des dockers d'Anvers et de hooligans venus mettre à sac un quartier populaire de Bruxelles", M. Mayeur a souligné que la manifestation s'était par ailleurs bien déroulée grâce à un bon accord préalable conclu avec les organisations syndicales et la police. Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles a invité les autorités en charge du Port d'Anvers à "prendre leurs responsabilités" et à gérer les problèmes des dockers.

  • Marie Gathon

    Plusieurs policiers blessés; une trentaine d'arrestations

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    "Plusieurs dizaines de policiers ont été blessés, dont deux grièvement". Une trentaine de casseurs ont été arrêtés, a indiqué dans la soirée le porte-parole de la police de Bruxelles-Capitale, Christian De Coninck.

    "Dès le début, un groupe de dockers turbulents a pris la tête du cortège et a commencé à commettre des actes de vandalisme en cherchant la confrontation avec les services de police. Les policiers ont tenté d'éviter cette confrontation. Cependant, en fin de manifestation, à hauteur de la gare du Midi, les dockers, infiltrés par des anarchistes, ont chargé les forces de l'ordre, qui ont dû riposter en utilisant les arroseuses et le gaz lacrymogène", a-t-il précisé. Plusieurs vitrines ont été brisées, quatre voitures et une moto de la police ont été incendiées. Un individu a été arrêté judiciairement, a encore affirmé le porte-parole selon qui "tous les incidents ont eu lieu en dehors du parcours de la manifestation".

  • Marie Gathon

    Charles Michel condamne les violences et appelle à la concertation

    Le Premier ministre Charles Michel a fermement condamné jeudi soir les violences "inacceptables" qui ont caractérisé la fin de la manifestation nationale à Bruxelles et appelé à la concertation sociale, tout en maintenant le projet de saut d'index.

    La manifestation relève d'un droit démocratique et légitime, a souligné M. Michel sur RTL-TVi, mais les violences perpétrées par certains manifestants ne sont "en aucun cas acceptables". "La justice devra faire son travail", a-t-il affirmé, rejetant toute idée d'impunité.

    Il a appelé à la sérénité, au respect mutuel, à l'écoute et au dialogue, afin d'engager la Belgique dans des réformes permettant aux entreprises de créer plus d'emploi. "Nous voulons protéger notre modèle social" afin de pouvoir payer les pensions et la sécurité sociale à l'avenir, a-t-il relevé, rappelant le premier tour de table tenu en fin de journée avec les représentants syndicaux.

    Face à la menace de la FGTB de ne pas s'asseoir à la table de négociation si le projet de saut d'index n'est pas supprimé, Charles Michel s'en est tenu à l'accord de gouvernement qui le prévoit. La marge de négociation est cependant "immense" à ses yeux, a-t-il dit, citant la mise en oeuvre de la réforme des pensions, du marché du travail, etc. "Je pense aussi à tous ceux qui n'ont pas manifesté et qui ont la conviction qu'on a besoin de stabilité, et de donner au gouvernement la chance de démarrer des réformes dans le plein respect de la concertation sociale", a-t-il affirmé.

  • Marie Gathon

    "Nous allons ouvrir la discussion dans le respect de l'accord de gouvernement"

    Le quartier de la gare du midi après la manifestation.

    Le quartier de la gare du midi après la manifestation. © Belga

    "Nous allons ouvrir la discussion dans le respect de l'accord de gouvernement", a affirmé Kris Peeters à l'issue d'une rencontre avec les syndicats qui a duré une heure. "Le but, c'est de voir les éléments sur lesquels nous pouvons discuter. J'ai été chargé de prendre des contacts discrets avec les syndicats, mais aussi avec les organisations patronale afin de remettre le Groupe des Dix autour de la table. Nous montrons ainsi que nous sommes ouverts au dialogue social." Le ministre de l'Emploi a toutefois rappelé qu'il n'était pas question de revenir sur plusieurs mesures prévues dans l'accord de gouvernement, dont le saut d'index.

    Côté syndical, la CSC a salué ces "initiatives visant rétablir la confiance", selon les termes utilisés par la secrétaire générale Marie-Hélène Ska. "Le gouvernement a semblé être à l'écoute, nous espérons que cela débouchera sur de la confiance", a-t-elle ajouté.

    Olivier Valentin de la CGSLB a également salué ce "premier contact le soir-même de la manifestation."

    Pour la FGTB, le secrétaire général Marc Goblet a dit espérer qu'"une concertation puisse rapprocher les points de vue". Il s'est néanmoins montré dubitatif sur la méthode. "Nous préférons d'abord la concertation bipartite patrons-syndicats avant la tripartite avec le gouvernement", a-t-il indiqué.

    En attendant les discrètes prises de contact du gouvernement, le front commun syndical a rappelé que le plan d'actions prévu jusqu'au 15 décembre, jour de grève générale, était maintenu.

  • Marie Gathon

    La Croix-Rouge a procédé à 36 soins sur place et à 24 évacuations

    Certains ont été blessés.

    Certains ont été blessés. © Reuters

    La Croix-Rouge de Belgique a enregistré jeudi 36 soins sur place et 24 évacuations vers des hôpitaux, selon le bilan final des interventions des secouristes au cours de la manifestation nationale. Des policiers et des manifestants figurent parmi les blessés mais leur vie n'est pas en danger, a précisé le responsable médical. Les pathologies les plus fréquentes sont des traumas et des fractures.

  • Marie Gathon

    Peu de répercussions pour les PME, selon le SNI

    La manifestation nationale a eu un impact limité sur les PME et les microentreprises, selon un tour de table effectué jeudi par le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) auprès de 404 entreprises. Seuls 2% des entreprises ont été confrontées à des grévistes mais 18% ont constaté des arrivées tardives de travailleurs en raison des perturbations dans les transports en commun.

    D'après le SNI, une écrasante majorité des entrepreneurs et des gérants de PME interrogés (96%) ne comprennent pas pourquoi les syndicats "envahissent les rues alors que le gouvernement fédéral signale qu'une concertation est toujours possible".

  • Marie Gathon

    Plus de 100.000 participants à Bruxelles

    La manifestation nationale a réuni de 100.000 à 130.000 personnes, selon les chiffres des syndicats et de la police.

    A Bruxelles.

    A Bruxelles. © Reuters

  • Marie Gathon

    Retour au calme

    Les manifestants se sont dispersés et la situation est revenue au calme, vers 18 heures, aux abords de la gare de Bruxelles-Midi, théâtre de violents affrontements avec les forces de l'ordre. Une dizaine de carcasses de voitures brûlées se trouvent toujours sur le Boulevard du Midi et un important dispositif policier est maintenu.

  • Marie Gathon

    Réunion au Seize

    Les syndicats ont répondu positivement à l'invitation du Premier ministre Charles Michel. La réunion entre les représentants syndicaux et le comité ministériel restreint a débuté à 17 heures au 16, rue de la Loi.

    "On est invité, donc on vient voir", a déclaré le secrétaire général de la FGTB Marc Goblet à son arrivée rue de la Loi. "La manifestation de ce jour est une réussite. Nous allons maintenant leur faire part de nos quatre priorités: le pouvoir d'achat, la sécurité sociale, les investissements durables et la fiscalité juste. Sur tous ces points, nous n'avons pas été entendus. Et si le gouvernement n'abandonne pas le saut d'index et qu'il n'y a pas de liberté de négocier, il sera impossible de se mettre autour de la table."

    La secrétaire générale de la CSC Marie-Hélène Ska a signalé pour sa part "attendre des réponses" et exprimé son souhait de ne pas discuter "uniquement des modalités". "A moins d'un miracle, nous continuerons de répéter que cet accord de gouvernement est inacceptable", a-t-elle conclu.

    La CGSLB a aussi averti: "Nous ne sommes pas là pour discuter des points et des virgules." Du côté du gouvernement, les membres du comité ministériel restreint ont rappelé leur accord. "On peut être créatif sur les modalités", a lancé le ministre de l'Emploi Kris Peeters, rappelant néanmoins que le saut d'index notamment était et restait inscrit dans l'accord de gouvernement.

    Le vice-Premier Open VLD Alexander De Croo a exprimé son souhait de fixer un agenda des discussions. "La seule manière de répondre aux questions des syndicats, c'est de se parler", a-t-il ajouté. Didier Reynders a ajouté "souhaiter mener une concertation sociale au-delà des rencontres sectorielles. L'accord de gouvernement prévoit de la marge de négociation", a-t-il affirmé, signalant par exemple la création prévue d'un conseil national des pensions.

    Le Premier ministre Charles Michel et le vice-premier N-VA Jan Jambon n'ont pas souhaité réagir.

  • Marie Gathon

    Cécile Jodogne dénonce les violences contre les pompiers

    La secrétaire d'État bruxelloise en charge du Service de l'Incendie et de l'Aide Médicale Urgente a fermement dénoncé les violences exercées contre les pompiers ambulanciers et la dégradation de leur matériel de travail lors de la manifestation nationale.

    Se disant consternée par les violents incidents survenus à l'encontre des pompiers ambulanciers bruxellois et des services de police, Cécile Jodogne a tenu à rappeler que le droit de manifester était un fondement de la démocratie. "Il est cependant regrettable qu'une minorité violente profite de ce droit pour saccager et attaquer. S'en prendre ainsi aux postes médicaux, mis en place pour porter secours immédiatement aux manifestants, est inadmissible", a-t-elle commenté. Pour Mme Jodogne, une fois qu'une estimation claire de l'étendue des dégâts et des blessures sera établie, "il faudra prendre des mesures envers les auteurs de ces actes inacceptables".

    Cécile Jodogne

    Cécile Jodogne © Belga

  • Marie Gathon

    La Croix-Rouge déclenche le Plan d'Interventions médicalisées

    La Croix-Rouge de Belgique a décidé jeudi après-midi de déclencher le Plan d'Interventions médicalisées (PIM). Le bilan à 17 heures fait état de 33 interventions et de 21 évacuations vers des hôpitaux. Des manifestants et des policiers figurent parmi les blessés mais leur vie n'est pas en danger, a rapporté un responsable médical.

    Le PIM est une phase supérieure au dispositif normal. La Croix-Rouge a installé un poste médicalisé fixe à hauteur du 5 de la rue de l'Hôtel des Monnaies à Saint-Gilles et a prévu une ambulance supplémentaire. Le dispositif normal comptait déjà une vingtaine de secouristes répartis autour de deux ambulances, deux équipes d'intervention motorisées et deux postes de soins mobiles.

  • Vincent genot

    Une centaine de personnes se trouvent toujours sur le Boulevard du Midi

    La police a chargé la foule jeudi vers 16 heures afin de disperser plusieurs centaines de manifestants qui s'étaient rassemblés entre la Porte de Hal et la gare de Bruxelles-Midi, a constaté l'agence Belga. Des incidents se sont déclarés à l'issue de la manifestation nationale et plusieurs véhicules ont été incendiés.

    Un noyau de plusieurs centaines de manifestants a continué à affronter les forces de l'ordre, qui ont utilisé du gaz lacrymogène et des arroseuses. Vers 16h, la police a finalement chargé les manifestants afin de les disperser.

    Les manifestants se sont réfugiés sur l'avenue de Stalingrad, bloquée par un cordon policier, mais une centaine de personnes se trouvent toujours sur le Boulevard du Midi, cette fois à hauteur de la gare de Bruxelles-Midi. De nombreux débris jonchent la chaussée et les dégâts sont importants. Plusieurs syndicalistes interrogés ont déploré ces incidents qu'ils estiment "contre-productifs". Selon eux, des anarchistes et les dockers d'Anvers sont à la base des violences.

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  • Marie Gathon

    La station de prémétro Bourse à nouveau ouverte

    La station de prémétro Bourse, fermée vers 13h50 pour des raisons de sécurité, est à nouveau accessible depuis 16h, a indiqué la Stib sur Twitter. La police bruxelloise a par ailleurs précisé vers 16h15 que le Boulevard Anspach, où s'est déroulée la manifestation nationale, était rouvert à la circulation entre De Brouckère et la Rue des Riches Claires.

  • Vincent genot

    Le Premier ministre propose une "feuille de route" aux partenaires sociaux

    Le Premier ministre proposera de discuter d'une "feuille de route" offrant des espaces de concertation aux partenaires sociaux invités jeudi après-midi à l'issue d'une manifestation nationale qui a mobilisé 130.000 personnes contre la politique du gouvernement fédéral dans les rues de Bruxelles.

    A la Chambre, le chef du gouvernement a répété le souci de placer la concertation sociale au centre de l'action politique de son équipe visant à créer plus d'emplois et préserver la protection sociale. Il a dit entendre la "colère" de la rue, les "doutes", mais s'est dit prêt à faire oeuvre de pédagogie, à "expliquer" la nécessité des réformes. M. Michel a également appelé l'ensemble des acteurs socio-économiques à prendre leurs responsabilités.

  • Des manifestants et la police s'affrontent à la Porte de Hal

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    Des incidents se sont déclarés jeudi après-midi entre la Porte de Hal et la gare de Bruxelles-Midi, à l'issue de la manifestation nationale. Un noyau de plusieurs centaines de manifestants continuent à affronter les forces de l'ordre, qui ont utilisé du gaz lacrymogène et des arroseuses pour disperser la foule. Des véhicules ont également été incendiés.

    Les manifestants s'en sont pris à des véhicules en stationnement, en les incendiant et en les déplaçant sur la chaussée pour ériger des barricades. Les manifestants se sont également armés de bâtons, de pierres, de bouteilles et de barrières Nadar. D'autres brasiers ont été constatés à proximité de la gare de Bruxelles-Midi. Les manifestants ont par ailleurs dégradé des panneaux publicitaires. La police a utilisé du gaz lacrymogène pour tenter de disperser la foule, en vain. D'autres manifestants, également sur place, essayent d'empêcher les casseurs de s'en prendre aux véhicules.

  • "Ou le gouvernement revoit sa copie, ou il connaîtra d'autres actions"

    Les représentants des syndicats FGTB, CSC et CGSLB se sont félicités jeudi du nombre estimé de 120.000 participants présents, dans leurs discours prononcés à l'issue de la manifestation nationale menée en front commun.

    "Le gouvernement et les patrons ne pourront rester sourds à cette mobilisation", a lancé Marc Goblet, secrétaire général de la FGTB, signalant la présence de travailleurs tant du secteur public que du privé ou encore du monde culturel. "A ceux qui s'étonnent, je leur dis de lire l'accord de gouvernement, totalement asocial, injuste et qui fait tout peser sur le secteur public et la sécurité sociale. On prend l'argent de la collectivité pour le glisser dans la poche des actionnaires", s'est-il insurgé. Le secrétaire général du syndicat socialiste a posé quatre conditions à la reprise d'un dialogue social: supprimer la saut d'index et respecter la liberté de négociation, garantir la sécurité sociale, établir un plan de relance et, enfin, proposer une fiscalité juste. "Si nous ne sommes pas entendus, nous relancerons un nouveau plan d'actions dès le 5 janvier", a-t-il prévenu.

    "Félicitations aux 120.000 verts, rouges et bleus venus de tout le pays malgré les intimidations des patrons", a lancé pour sa part Jan Vercamst de la CGSLB. "Cette mobilisation, c'est du jamais vu depuis 30 ans. Il y a des gens qui ne sont pas encore arrivés place De Brouckère", a signalé son collègue francophone depuis la Gare du Midi. Du côté de la CSC, la secrétaire générale Marie-Hélène Ska a également remercié les participants et notamment ceux qui n'ont pas l'habitude de manifester. "Vous êtes nombreux à vouloir le changement. C'était d'ailleurs l'un des slogans-phare de la campagne électorale. Mais de quel changement parlent-ils? Saut d'index, gel des salaires, recul de l'âge légal de la pension, la fin du crédit temps non justifié qui va pénaliser les femmes", a-t-elle énuméré. "De qui se moque-t-on? Il faut oser investir dans les services publics, dans une justice capable d'assurer ses missions, dans la culture". Le syndicat chrétien s'est dit prêt à discuter et réévaluera la situation le 15 décembre prochain, à l'issue du jour de grève nationale prévu en front commun.

  • Ambiance très tendue à la Porte de Hal, le siège du MR évacué

    De nombreux incidents ont eu lieu aux alentours de la Porte de Hal, en marge de la manifestation nationale du front commun syndical jeudi. Une centaine de manifestants jettent des projectiles, dont de nombreux pavés, sur les forces de l'ordre présentes en nombre. Plusieurs policiers ont été blessés lors des échauffourées, a constaté l'agence Belga sur place.

    Les policiers utilisent les arroseuses en continu contre les assaillants. Bon nombre de véhicules en stationnement à proximité du lieu des affrontements ont les vitres brisées, certains ont même été retournés sur leur toit ou incendiés. La plupart des incidents se concentrent à la sortie du tunnel de la Porte de Hal, où sont massés la centaine de manifestants.

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