Manifestation devant l'Office des Étrangers contre l'expulsion d'un enfant malade

03/06/15 à 16:09 - Mise à jour à 16:09

Source: Belga

Une centaine de parents et d'élèves de l'école J. J. Michel à Saint-Gilles ont manifesté mercredi devant l'Office des Étrangers pour Joël, un enfant rwandais âgé de 5 ans atteint de dysplasie osseuse, et sa mère, qui ont reçu un ordre de quitter le territoire en mars dernier.

Manifestation devant l'Office des Étrangers contre l'expulsion d'un enfant malade

© Capture d'écran Goggle Maps

La mère et son fils sont arrivés en Belgique en 2010 grâce à un visa médical. Selon le comité de soutien, les médecins belges estiment que si l'enfant retourne au Rwanda où il ne pourra pas bénéficier de soins spécialisés, il risque un décès précoce causé par une insuffisance respiratoire.

Les parents et les élèves se sont rassemblés devant l'Office des Étrangers et ont symboliquement lâché des ballons. Une délégation d'une dizaine d'enfants a pu entrer dans l'Office pour y remettre une pétition rassemblant près de 12.000 signatures pour la régularisation de Joël et de sa mère.

Des membres de leur comité de soutien seront reçus vendredi par le directeur général de l'Office des Étrangers. Joël est actuellement en troisième maternelle de l'école saint-gilloise. Atteint de dysplasie osseuse, il a déjà subi de nombreux traitements: port d'un corset plâtré jour et nuit, opération de la colonne et tout récemment, une intervention chirurgicale de rallongement d'une des deux jambes.

"Est-il concevable qu'en Belgique, les droits d'un enfant de 5 ans soient bafoués à ce point? N'a-t-il pas droit, comme le souligne la convention des droits de l'enfant, de jouir du meilleur état de santé possible et de bénéficier de services médicaux et de rééducation?", a indiqué Emmanuelle De Caluwe, membre du comité de soutien.

Les médecins-conseils de l'Office des Étrangers qui ont examiné l'enfant, estiment que sa maladie est d'origine génétique et qu'il n'existe pas de soins pour la traiter. Ils estiment qu'il n'existe pas de risque grave d'atteinte à la vie ou à l'intégrité physique si l'enfant retourne au Rwanda.

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