Les politiques commencent à s'activer face à la nébuleuse Frères musulmans

28/04/16 à 14:27 - Mise à jour à 29/04/16 à 15:29

Source: Le Vif/l'express

L'islam politique s'avance à visage couvert mais il veut parler au nom des musulmans. Un vrai casse-tête pour ses interlocuteurs. Les politiques explorent les pistes pour le résoudre.

Philippe Moureaux et sa fille Catherine (PS) écoutant Tariq Ramadan, au premier rang de la Muslim Expo de Charleroi, le 7 février dernier. La scène est captée furtivement par le Devoir d'enquête (RTBF) de Catherine Lorsignol et de Jean De Waele : Les Frères musulmans : une menace pour la Belgique ? (1). Une Muslim Expo fortement connotée Frères musulmans, dont Le Vif/L'Express avait dévoilé les arcanes, trois semaines avant sa tenue : financement par un collecteur d'argent proche du Hamas, présence annoncée de conférenciers néo-ottomans, antisémite ou conspirationniste, hostilité affichée à l'égard de l'Exécutif des musulmans de Belgique. Le bourgmestre empêché de Charleroi, Paul Magnette (PS), n'avait pas bronché. Jusqu'à ce que de nouvelles révélations sur le caractère antisémite du Marocain Abouzaïd al-Mokri El Idrissi et l'interdiction de sa prestation à Lille par le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve (PS), contraignent la Ville de Charleroi à barrer la voie au trublion (qui avait déjà renoncé à venir). Débarrassée de ses orateurs les plus outranciers, la Muslim Expo pouvait dérouler en toute quiétude le tapis rouge devant Tariq Ramadan.
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Inscrivez-vous afin de pouvoir lire 4 articles gratuits par mois.

Nos partenaires