Les libraires font leur (r)évolution

26/09/15 à 15:52 - Mise à jour à 15:56

Source: Le Vif/l'express

Confrontés à une clientèle qui lit moins, submergés par des milliers de livres et taclés par Amazon et consorts, les "vrais" libraires se battent. Ou ferment boutique. Ceux qui réinventent le métier résistent, comme les Gaulois: à coup de passion magique.

La culture des mots a cédé la place à la culture du houblon. Dans les murs de la Librairie 100 Papiers, qui avait ouvert ses portes à Schaerbeek en septembre 2011 et les a fermées définitivement en mars dernier, on trouve aujourd'hui... un bar à bières. En quelques mois, les librairies La Licorne (Uccle), Calligrammes, (Wavre) et Libris-Louise (Ixelles) ont, elles aussi, mis la clé sous le paillasson. Le monde est rude. En francophonie belge, on ne compte plus que 125 librairies indépendantes. C'est moins que par le passé sans doute, mais les chiffres précis manquent. Ces fermetures, auxquelles on ne trouve pas une seule et même explication, posent question. "Plusieurs d'entre elles ont lutté pendant des années puis, d'un coup, lasses d'être sur la corde raide, lâchent par usure", observe Régis Delcourt, président du Syndicat des libraires francophones de Belgique (SLFB). Certes, de nouvelles structures naissent. Mais d'autres sont toujours en sérieuse difficulté.
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